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:Stallone au théâtre.

Aimer la fiction plus que la vie ?

La nouvelle Stallone d’Emmanuèle Bernheim (nouvelle commandée par le Monde et publiée dans le journal en 2003) raconte la façon dont le choc que l’on peut ressentir face à la découverte d’une œuvre peut bouleverser une vie...

Un soir Lise, 25 ans, va au cinéma voir Rocky 3, l’œil du tigre de et avec Sylvester Stallone, l'histoire d'un boxeur qui, une fois devenu champion du monde, se laisse aller, perd son titre, et le regagne après s'être sérieusement repris en main. À la vision de ce film, simple, limpide, sincère et très efficace, Lise prend soudain conscience de la médiocrité de sa vie, et - tout comme Rocky - elle tente de se ressaisir... Du jour au lendemain - ou presque -, elle décide de reprendre ses études de médecine, de quitter son ami, et de rompre avec sa famille. Bref, elle change de vie.
Et comme cette nouvelle vie, c'est à Stallone qu'elle estime la devoir, elle n'aura de cesse de s'acquitter de cette dette... avant de mourir prématurément d’un cancer.

Nous partageons avec Clotilde Hesme le fait d’avoir été tous les deux profondément bouleversés par la découverte d’Emmanuèle Bernheim et particulièrement de Stallone. Vivre intensément la vie d’un personnage, partager son intimité et se faire surprendre par le vertige de sa disparition en un fragment de secondes - Lise va mourir d’un cancer foudroyant en quelques lignes à la dernière page -, voilà l’incroyable tour de force d’Emmanuèle Bernheim. Elle nous laisse sur un choc. Un coup de poing. On ne l’a pas vu venir. Est-il possible de reproduire cet effet ? Être dans le pur plaisir de la projection d’un récit de vie et se faire surprendre soudain par une profonde tristesse parce que celui-ci s’arrête net. Le sentiment du vide. Mais quel est ce vide ? Un retour au réel ? Lorsqu’un personnage de fiction meurt, ai-je le droit d’être aussi triste que pour une personne vivante ? Bien sûr, même si nous nous posons intensément la question, il nous sera difficile d’y répondre sérieusement. Et sur le ton de l’écriture d’Emmanuèle Bernheim, c’est dans la légèreté et l’humour que nous trouverons peut-être quelques éléments de réponses à notre bouleversement.

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