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Jungle Book

Robert Wilson (Conception), CocoRosie (Musique), Douglas Wieselman (Direction musicale)


:Notre démarche

par Emmanuel Demarcy-Mota

J’ai souhaité inviter Robert Wilson à venir travailler à Paris, avec une jeune troupe française, pour y créer un Livre de la Jungle pour tous les âges de la vie. Le spectacle tel qu’il naît aujourd’hui est la concrétisation d’échanges démarrés en 2015.

Pourquoi ce souhait? Parce qu’à mes yeux, rien de ce que crée Robert Wilson n’est totalement étranger à l’enfance, lui que Louis Aragon avait salué comme étant «une extraordinaire machine de liberté»
.Parce que je souhaite que le Théâtre de la Ville soit un grand théâtre public qui s’adresse véritablement à tous. Un lieu ouvert à la jeunesse,aux nouvelles générations, qui travaille à réunir toutes les origines et les conditions sociales.
C’est dans cet esprit que nous avons décidé de constituer pour Jungle Book, une troupe de jeunes artistes, de disciplines et d’origines diverses,réunissant femmes et hommes à égalité, choisis à l’issue d’auditions ouvertes à tous parmi plus de 2000 candidats.

Nous avons demandé à François Regnault, collaborateur de longue date,dramaturge et traducteur, de réaliser une version du texte de Rudyard Kipling en partant du principe que sur scène, il pourrait n’en rester que peu de mots, mais que l’essentiel en demeurerait malgré tout, transfiguré par l’imaginaire de Robert Wilson, associé à l’écriture musicale et surréelle de Bianca et Sierra Casady, fondatrices de CocoRosie.

Ce spectacle s’inscrit dans la constitution d’un répertoire de créations tout public dans lequel nous retrouverons pour la saison 19-20 les auteurs Fabrice Melquiot et David Lescot, la compagnie STEREOPTIK, le Théâtre du Phare d’Olivier Letellier et notre chère troupe pour Alicetraverse le miroir. Car ensemble, nous nous souvenons de la phrase d’Antoine Vitez,  «si les mots avaient un sens, si les enfants étaient considérés comme de vraies personnes, on devrait admettre qu’ils ont autant de droits que les adultes à avoir leur théâtre».

J’ai appris de Richard Demarcy, mon père, le «Théâtre du monde», fait de toutes ses différences, ses richesses, fait de tous ses âges, fait de l’enfance en chacun de nous et de son émerveillement. Il rêvait de voir ce spectacle et je souhaitais aussi lui rendre hommage en demandant à Robert Wilson, que j’admire depuis ma propre enfance, de le réaliser.Mes pensées vont également à Pierre Bergé, avec lequel nous en avons si souvent discuté. Tous les deux sont partis aujourd’hui. Et le spectacle existe.

Merci à tous ceux qui ont rendu ce rêve possible, à Robert Wilson et ses collaborateurs bien sûr, à CocoRosie, à Elisabetta di Mambro, aux équipes du Théâtre de la Ville-Paris et à l’ensemble des partenaires, coproducteurs et mécènes.

Merci à Pierre et à Richard. Et maintenant il est temps, comme nous y invite Robert Wilson lui-même,de penser avec les yeux.

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