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Le Drap

+ d'infos sur le texte de Yves Ravey
mise en scène Laurent Fréchuret

:Notes sur Le Drap

par Laurent Fréchuret

– Il y a juste à dire « adieu », se redire ce qu’on sait déjà, mais dans un temps plus court. Comme une révélation.
– « Révélation photographique », de l’ombre à la lumière, lentement, voilà l’image lentement révélée. De la chambre noire au drap, suaire impressionné.
– Un espace où flotte un radeau. L’homme sur le radeau, dans la zone de beauté. Le comédien est monté sur la table de régie, sa scène. Autour, on imagine le chantier, le désordre, la vie pour créer le calme de cet espace là.
– On parle ici de la « disparition » de quelqu’un… de l’apparition de quelque chose.
– Parler de la mort, en détail, à une époque où on la cache, on la tait, on la refuse.
– On parle aussi de la mort d’une classe sociale.
– Dignité, retenue. Délicatesse haletante.
– Une histoire familière, un événement partagé par tous. On en reparle tranquillement, à l’abri d’un théâtre, sans les bruits habituels, sans la vie qui s’emballe autour.
– Le populaire d’où l’on vient.
– « Bouleversé » veut dire que quelque chose est retourné. Sans affect.
– La description de la mort sur un homme, d’un phénomène organique, de la couleur changeante, comme sur une pomme dans une nature morte, le temps qui passe.
– Lumière mouvante, changeante, instable, et pourtant toujours là, comme la vie ou les nuages.
– Lire Paul Ricoeur : « On ne se débarrasse pas des morts, on n’en a jamais fini avec eux. » (Vivant jusqu’à la mort)
– Un corps recouvert de mots, de souvenirs, de sensations. Un corps en (dé)composition. Fabriquer un vivant, fabriquer un cadavre.
– Une confidence au public, le rituel d’un dialogue de partage d’une universelle intimité. La description précise comme on sculpte, on peaufine une petite statue.
– Un lieu, une chambre, un chemin de campagne. L’endroit d’un récit, d’une parole, d’une mémoire qui crée, qui réinvente la vie et la mort d’un homme, d’un père. La parole d’un fils. Le fil de la parole.
– Le fils, arrivé à l’âge du père quand il est mort, se met à parler de lui. Des petites histoires de rien. Des haltes. Et un jour une histoire qui n’en finit plus.
– Un rituel, un rendez-vous, une voix nue, le souvenir au travail, le lien.

Laurent Fréchuret

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