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Je suis William

mise en scène Sylvain Scott

:Notes d'intention

« À l’école, je n’avais pas conscience des restants d’inégalités entre hommes et femmes. Pour moi, c’était une bataille qui avait été depuis longtemps gagnée. J’avais l’impression que je pouvais me rêver comme je le voulais, que personne n’allait m’empêcher de faire quoi que ce soit sous prétexte que j’étais une fille. Puis, le choc de la réalité est arrivé. Je ne m’étais pas trompée sur tous les points : personne n’allait effectivement m’empêcher de prendre les décisions que je voulais prendre. Mais j’ai pris conscience que les centaines d’années d’iniquités entre hommes et femmes avaient eu un impact sur les structures mêmes de notre monde. Nous sommes encore aux prises avec des milliards de kilos de préjugés.

Même si j’ai la profonde conviction que Je suis William s’adresse à tout le monde, c’est pour les jeunes que j’ai écrit cette pièce. Pour leur violent besoin de se trouver une place dans le monde. Pour leurs rêves. Pour la force tellement belle et tellement grande qu’ils ont quand ils se représentent l’avenir. J’ai pensé à eux. À chaque jour. J’ai pensé à leurs combats. À leurs envies. À leurs batailles. J’ai pensé à leur insatiable besoin de créer du sens avec les aléas banals de la vie. J’ai pensé aux jeunes parce que je ne me sens pas si loin de ces déchirements passionnés. Et j’ai eu envie qu’on se raconte ensemble cette histoire-là, où le réel et la fiction racontent notre d’aujourd’hui.

Le mien. Le leur. Pour qu’on se regarde à hauteur d’hommes et de femmes. Sans faire de distinction.»

Rébecca Déraspe, auteure


« Pour cette nouvelle création, j’ai eu le désir d’explorer l’univers d’un monument de la culture, une figure marquante ayant laissé en héritage une œuvre hors norme. J’ai regardé du côté de la musique, de l’art et de la danse pour finalement prendre rendez-vous avec… William Shakespeare. Rien de moins! Même si je suis familier avec plusieurs de ses pièces, je ne voulais pas travailler à un collage ou à une adaptation de l’une d’elles. J’avais plutôt envie d’explorer une autre facette de Shakespeare. Au cours de mes recherches, un article a attiré mon attention. On y mentionnait qu’avant l’âge de 18 ans, la documentation sur cette période de sa vie était inexistante. Très vite m’est venue l’idée de lui inventer une jeunesse. Pour écrire l’œuvre immense qu’on lui connaît, à quoi ressemblait la vie de cet adolescent dans son village de Stratford-upon-Avon? Le privilège de la création allait nous permettre cette fantastique liberté d’imaginer tout un pan de la vie de William.

J’ai approché l’auteure Rébecca Déraspe avec cette idée et très vite, elle l’a embrassé avec beaucoup de sensibilité et d’humilité. Je lui suis reconnaissant d’avoir littéralement magnifié cette simple idée en une œuvre très personnelle et percutante sur la place de la femme dans l’art et la société. Un grand sujet pour les tout jeunes.

Je tiens à souligner également le travail accompli par cette fabuleuse équipe d’interprètes et de concepteurs. Nous avons, avec Je suis Willliam, une proposition théâtrale et musicale à cheval entre passé et présent, fiction et réalité. Bon spectacle.»

Sylvain Scott, metteur en scène

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