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Correspondances et entretiens avec « Attoun & Attounette »

François Berreur (Conception)


:Présentation



C’est le récit d’une relation éditoriale et théâtrale semblable à beaucoup d’autres, affectueuse et conflictuelle, construite autour de l’espoir d’une reconnaissance dont la désillusion est souvent l’amer quotidien. Un parcours souterrain qui nous permet d’entendre des écritures nouvelles que le temps, parfois, rend "classiques" !

"Attounette-chou était venue aussi ; on se quitte plus‚ c’est fou‚ peut-être qu’il y a anguille sous roche‚ va savoir. Tu vois ça‚ l’article dans Théâtre et Seine-et-Oise si le Lulu venait brutalement à m’abattre à coups de carabine à canon scié pour cause d’hypothétique adultère cérébral ?"
Jean-Luc Lagarce, Lettre à D., 1991

Défricheurs et dénicheurs de textes contemporains depuis plus de quarante ans, Micheline et Lucien Attoun ont croisé, parmi celles de tant d’autres jeunes auteurs, la route de Jean-Luc Lagarce et emprunté à ses côtés le long chemin de l’écriture.

Auteur soucieux de sa postérité ou homme méticuleux ? Jean-Luc Lagarce a gardé, rangé, trié vingt ans de correspondance avec Lucien et Micheline Attoun. Tout aussi attentifs à l’œuvre en cours ou simplement bien organisés, ces derniers ont intégralement conservé les lettres de Jean-Luc Lagarce à Théâtre Ouvert.

Les enregistrements des pièces de Jean-Luc Lagarce ont donné lieu à des entretiens réguliers avec Lucien Attoun jusqu’à l’ultime entretien dont l’auteur lui-même était l’objet.

Des premiers mots convenus aux clins d’œil plus intimes, nous suivons cette relation fidèle avec « Attoun et Attounette » (comme les appelaient tendrement Jean-Luc Lagarce).

Bien sûr cette relation était évoquée avec d’autres correspondants et notamment avec Dominique H., ami fidèle (le plus fidèle d’entre tous) resté au “pays lointain”. Avec lui, il partageait la certitude que « Jean-Luc un jour serait célèbre, pourrait se payer une Ferrari, mais ne serait plus en état de la conduire ». Là où d’autres le voyait voltairien, Lagarce, ironique et persifleur, revendique aussi un style potache, l’écriture de celui qui savait : « Devrais-tu un jour te faire un paquet de yens avec l’édition de cette correspondance pléthorique – ce que je nous souhaite à tous les deux, mais je te connais, tu vas nous faire la totale protestante, “non, non, môssieu pivô, c’est ta moi qu’il écrivait, je garde et conserve, et léguerai à la bibal de Valentigney-Plage, rue Œmichen (purée, l’inventeur de l’hélicoptère), allez, n’insistez pas, même en petro dollars, je vends pas ! ” »

Plan envisagé : s’enfuir sans laisser d’adresse‚ refaire sa vie (faire sa vie ?) (faire la vie ?) et sous un pseudonyme‚ envoyer mes nouvelles œuvres‚ écrites le soir à Macao‚ à Lucien Attoun et Micheline Attounette. « Cher Monsieur Macao‚ vous nous rappelez étrangement un de nos auteurs-fils disparu en mer... »
Jean-Luc Lagarce, Journal, 25 janvier 1986

François Berreur

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