Accueil de « Antigone »

:Introduction

Aujourd’hui, j’ai beaucoup à faire. Il faut que mon âme devienne comme de la pierre
Il faut que je tue ma mémoire jusqu’au bout
Il faut que je réapprenne à nouveau à vivre
Anna Akhmatova, Requiem

« En Avril dernier, sur l’invitation de Stéphane Ricordel, directeur du Théâtre Sylvia Montfort, j’ai rencontré à Kiev le directeur du théâtre Molodoï, Andrey Bilous. De cette rencontre est née l’idée de construire un projet international. Mes sensations de Kiev à cette époque, quelques mois après la révolution de Maïdan, ont été très fortes. Rien n’avait été enlevé sur la place, il restait les barricades faites à partir de bidons, de pneus, et tout ce qui avait été détruit, brulé. En même temps il faisait beau, les passants se promenaient, et tous ces événements semblaient déjà pris dans l’histoire, dans le passé. La ville portait en elle la question que faire avec sa mémoire, comment honorer les morts, comment reconstruire à partir des cendres, comment « réapprendre à vivre ».
A mon retour, j’ai relu l’Antigone de Sophocle, et il m’a semblé évident de travailler sur ce matériau avec des acteurs ukrainiens. »

Lucie Berelowitsch

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