Mourir tendre

Mourir tendre

de Guy Régis Junior

Écrit en 2012 - français

Présentation

Et si, et s’il n’y avait que moi ton âme ton amour. Dans cette ville. Dans ce pays. Sur toute la terre. Dis, et si tout devenait vide et que j’étais le vide et toi dedans. Dans moi. Dedans. Dedans moi, un vide qui se remplit de toi. La fin et moi, la fin et toi dedans. Que moi, oui que moi. Et que les autres ne soient que de gros nuages, de gros nuages agités dans une grosse casserole de ciel ensoleillé. Et que les autres ne soient qu’à brûler de nos effluves, nos ardeurs. De nos feux. De nos feux Alexandre.
Lorsqu’une éclipse survient plongeant tout le pays dans une obscurité que l’on croit devoir durer cent ans, Perpétue poursuit dans la tourmente et sous le sceau de l’ignominie son irrémédiable errance. Pourchassée par une meute d’hommes et de bêtes, elle appelle de ses vœux Alexandre, celui qui peut-être saura la sauver, la combler de son amour et lui redonner sa dignité de femme. Pour l’heure, elle doit fuir sous les yeux d’un chœur de spectres intrigués mais insensibles à sa douleur et qui se contentent de commenter la catastrophe, ne gardant de sa plainte, de son cri, que le ton de leur funeste récit. Dans une longue mélopée, tentative d’épuisement du réel en un chant théâtral poétique et sacré, Guy Régis Jr fait entendre un chœur de voix plurielles prenant notre place à tous, pour dicter, questionner l’humaine condition.

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