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Couverture de Le Petit bois

Le Petit bois

de Eugène Durif


(…) Cette fois-là, il y avait un cirque. Mais rien et trois fois rien : un âne, un clown, deux jongleurs, un trapéziste qui faisait des soleils et puis la femme qui tirait si bien, celle qu'on voyait sourire sur les affiches, en maillot de bain pailleté d'or, fermant un œil pour viser ou pour Dieu sait quoi. Pendant la journée, elle tenait le stand de tir avant de faire son numéro le soir. Ceux qui voulaient faire les malins, souvent des militaires en bandes, venaient tourner autour du stand, ils la reluquaient, se poussaient du coude en ricanant, croyaient l'impressionner en faisant des cartons, mais elle avait une façon de les regarder, méprisante, lointaine, de leur tendre la carabine sans répondre à leurs plaisanteries qui leur coupait le sifflet. Le type à côté d'elle : quelle sale tête et puis de grandes auréoles sous les bras et le visage luisant de sueur ! (…)


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