Écrit en 2006 - français

Présentation

Le clown entre dans la lumière. Il porte en lui un désir, il est une poésie sur pattes. « L’amour réalisé du désir demeuré désir » comme disait René Char, et le voilà confronté à la pesanteur, à la dureté du sol et des objets, à l’élasticité des élastiques, et aux noeuds de lacets. Il apporte avec lui quelques objets, il entre dans la lumière, il vient exposer... quoi... Que vient-il exposer dans la lumière ? Il ne pense plus à ça, tout hébété qu’il est à la vue du public. Il ne pense plus au cartable qu’il a emmené avec lui. Il est entré avec un cartable qu’il avait emprunté à un homme endormi. Il y a des chemises en carton dans ce cartable et des feuilles en papier dans ces chemises et du scotch et un stylo ; mais maintenant qu’il entre dans la lumière, il ne sait plus dans quel ordre il faut faire les gestes, il ne sait plus quelle chemise il faut ouvrir. Il venait faire une conférence sur la Genèse, mais à cause du public et de la pesanteur, il nous montre la difficulté d’exister dans la lumière. En s’appliquant à vivre devant nous, Arletti tente de comprendre comment, en ce 6ème jour, l'aventure de l'homme a commencé.

Le texte par l'auteur

Nombre de personnages

  • 1 femme(s)
  • Autorisation de représentation

    Toute représentation publique est strictement interdite sans autorisation.

    À l'affiche

    Image de spectacle Le 6ème jour
    Image de Le 6ème jour

    François Cervantes, Catherine Germain

    mise en scène

    ven. 20/12/19

    à Grasse