Écrit en 2014 - français

Présentation

De crise en crise le capitalisme financier et spéculatif renait de ses cendres encore renforcé. Cela se passe un peu comme dans la « logique » de la vente d’armes libre aux Etats Unis. Remise en question à chaque drame absurde et meurtrier, elle ressort chaque fois renforcée dans sa « logique » jusqu’auboutiste (« si la vente d’armes était plus libre encore ces drames ne pourraient pas avoir lieu »). La « logique » ultralibérale, faisant fi de toute réalité, nous dicte une loi inepte : un marché vraiment exonéré de toute réglementation et de toute contrainte serait le plus sûr moyen de permettre un juste partage des richesses et d’éviter les crises. Et chaque crise est le plus sûr moyen de renforcer ce discours. Nous vivons dans un monde devenu fou où cette fiction et son métalangage nous régissent, nous entravent, nous ligotent, nous font disparaître, nous, êtres humains. Nous sommes maintenus dans un état d’étourdissement, d’éblouissement, d’aveuglement par nos capacités nouvelles à manifester notre « personnalité » à travers ces réseaux de communications égocentrés, égotiques qui au lieu de nous relier, nous enferment dans une solitude toujours plus grande. La vie réelle disparait au profit du spectacle de la vie. La collectivité humaine disparaît et devient une juxtaposition d’individus solitaires et malades de solitude. Et pendant ce temps une partie infime (1% ?) de la population détient la quasi totalité des richesses de ce monde.