Du bruit et de fureur

Présentation

J’ai commencé à écouter du rap et NTM adolescente. À l’époque, j’aime surtout l’empowerment de cette musique, et la promesse que les paroles contiennent : Le monde de demain quoiqu’il advienne nous appartient ! Qu’est-ce qu’on attend pour foutre le feu ? Pour ne plus suivre les règles du jeu ? L’an dernier le groupe s’est reformé pour une série de concert. J’ai alors eu envie de réécouter NTM, prise par une nostalgie. Celle d’une période où je pensais que je changerais le monde, que nous y parviendrions. En militant, en écrivant des spectacles, en allant à des
concerts, en discutant. En écoutant NTM, je me suis rendue compte, avec joie, que les BPM (Battements Par Minutes) produisait sur mon corps et mon esprit un désir rare de vie, et je me suis rendue compte aussi, avec effroi cette fois, que les textes des chansons n’avaient pas pris une ride. Avec effroi, oui. Parce que si NTM en son temps attire l’attention sur le mépris social à l’égard des banlieues, l’étouffement
de la jeunesse de banlieue, la violence faites au corps, et le racisme, la situation non seulement n’a fait qu’empirer, et les violences et les propos racistes se sont eux, banalisés.

À l'affiche

Image de spectacle Du bruit et de fureur
Image de Du bruit et de fureur

Hélène Soulié

mise en scène

Du jeu. 27/02/20 au sam. 29/02/20

à Paris