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Vertikal

Mourad Merzouki (Direction artistique)


:La danse verticale, un nouveau langage chorégraphique ?

Par Denis Welkenhuyzen

A l'origine de la rencontre artistique avec Mourad Merzouki

La danse verticale s’est nourrie avec le temps de son histoire mais aussi de l’expérience et de la personnalité de ceux qui la vivent, la construisent, l’interprètent. Ce qui implique un langage, qui selon les danseurs, les circassiens et les chorégraphes, ouvre sur un champ très large d’interprétations et d’écritures.

Les principes de la danse verticale s’appuient sur un élément technique essentiel : le baudrier, mais aussi les cordes et tous les éléments d’ancrage, d’assurage ainsi que le matériel d’escalade qui permettent son évolution, sa pratique, son langage.

De nombreux artistes ont utilisé ses techniques sans en faire un usage de discipline artistique.

En danse baroque, la machinerie des bateaux était déjà utilisée pour hisser décors et personnes. Plus tard, Trisha Brown utilisait les agrès de la danse verticale comme exploration de l’espace public et Sankai Juku mettait ses danseurs dans des situations d’élévation plus ou moins dangereusement.

L’espace de représentation de cette danse s’ouvre et prend place dans différents lieux publics et environnementaux. Elle se métisse donc aussi parfois avec d’autres arts comme le théâtre, l’architecture, la vidéo, la littérature, la peinture, les arts plastiques, le cirque.

La création de cette discipline née de la rencontre entre la danse et l’escalade, s’est développée dans les années 70–80.
Aujourd’hui, elle peut se nommer aussi : danse escalade, danse et architecture. danse d’accroche, danse voltige, danse aérienne ...

Du simple ballant, les chorégraphes et les interprètes ont construit des formes plus élaborées : des sauts, des voltiges avant – arrière, courses, pliés, jetés...

Cette technique aujourd’hui est enseignée par les pionniers de la danse verticale.

Elle est restituée sous des formes inventées qui imposent ses rigueurs, ses complexités, ses engrenages et aussi ses plaisirs.

Cet outil qu’est l’agrès doit s’apprivoiser pour permettre au corps d’être réactif afin de s’ouvrir aux possibilités qu’offre la discipline.

Il était important que les praticiens me donnent leurs points de vue afin de me permettre d’établir une meilleure définition de cette grammaire verticale et de créer un document le plus exhaustif possible.

J’ai souhaité décrire cette technique à partir d’interviews de interprètes qui pratiquent la danse verticale et en tenant compte aussi de leur expérience et de leur engagement artistique.

La plupart des acteurs de ce domaine utilisent le baudrier comme outil d’exécution. Il m’a semblé important de partir de cette constante pour bâtir ce dossier.

Cette enquête sur la pratique de la danse verticale permettra de susciter de nouvelles interrogations sur cet art et sa technique particulière dont je vous livre ci-dessous le résultat de cette recherche : Voir le dossier en ligne

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