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Radio clandestine, Mémoire des fosses ardéatines

+ d'infos sur le texte de Ascanio Celestini traduit par Olivier Favier
mise en scène Dag Jeanneret

:Les origines de l’oeuvre

Ascanio Celestini s’est inspiré d’un travail d’Alessandro Portelli, universitaire italien, qui, en 1999, publie "L’ordre a déjà été exécuté", essai d’histoire orale sur le massacre, à Rome, des Fosses Ardéatines. Délaissant le strict récit évènementiel, Portelli s’interroge sur la mémoire des faits, où la vision commune s’identifie par endroits au pire révisionnisme. Sous couvert de réconciliation nationale et de procès des idéologies, nazis-fascistes et résistants sont désormais renvoyés dos à dos, les seconds, surtout quand ils sont communistes, commodément identifiés aux horreurs staliniennes. En ce sens, le travail d’Alessandro Portelli est à l’Italie fasciste ce que les essais de Robert O. Paxton sont à la France de Vichy.

  • Les Fosses Ardéatines ne sont certainement pas ni le seul ni le pire des massacres nazis. Mais elles sont le seul qui ait été accompli en Europe dans une ville, non seulement le seul perpétré à l’intérieur d’un espace urbain, mais le seul qui dans l’hétérogénéité des victimes résume toute la stratification complexe des histoires d’une métropole. C’est pourquoi cette affaire a une telle prise sur la mémoire et sur l’identité. Certes, les morts sont tous des hommes ; mais cela ne fait que rendre plus central le rôle des femmes dans la survivance et la mémoire. Aux Fosses Ardéatines tout l’espace de la ville et un siècle de son histoire sont rassemblés. C’est le lieu symbolique où toutes les histoires convergent, et en parler signifie traverser entièrement la trajectoire de Rome au vingtième siècle, « cette ville rebelle et jamais domptée » comme dit la vieille chanson communiste. Une Rome si différente du lieu commun, qui a opposé aux nazis une résistance active et passive large et intense, et qui pour cela a été si durement frappée.
  • Alessandro Portelli

Ascanio Celestini se sert de ce matériau historique et anthropologique pour raconter la mémoire de sa ville, de son élection au rang de capitale en 1870 aux années de "Rome ville ouverte". Il s’établit ainsi un dialogue imaginaire avec une “toute petite naine”, incarnation du peuple romain illettré mais poétiquement lucide, toute entière absorbée dans ses difficultés matérielles et si souvent bousculée par le vent peu clément de l’histoire.

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