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Les Apaches

+ d'infos sur le texte de Macha Makeïeff
mise en scène Macha Makeïeff

:Joyeux Fantômes

Pour ce scénario avant tout visuel et rhapsodique, avec loges, rideau, piste et campement, j’ai pensé aux étonnements de Colette, celle de La Vagabonde et de L’Envers du music-hall, aux accents de rue des Enfants du paradis et de Casque d’Or, aux rires provocants d’Yvette Guilbert, mais aussi aux Dada et aux extravagants, à la Revue Nègre, à Steven Arnold, à la machinerie infernale du musichall, aux fantômes obsédants du cinéma muet, au tangage idéal de Opening Night.

Entrées en scène frénétiques, rituels de l’avant spectacle, solitudes des longues tournées, pantomimes infatigables. Je me suis rappelé, pour dire la scène comme déclassement dangereux et sublime, quelques grandes figures féminines : Mireille Havey, Claude Cahun ou Marguerite Moreno qui m’accompagnent depuis longtemps. Dire ces jeunes voyous aux allures de dandy, ultraviolents et joueurs, souteneurs et filles perdues, dans le regard des artistes fascinés. La scène et la rue, ces deux théâtres qui s’observent et s’imitent. Un peu de gloire et beaucoup d’abandon. Destin d’artiste ou de voyou. Du pareil au même, l’un mimant l’autre. J’ai collecté des péripéties musicales et toutes sortes de bruits de théâtres disparus, de gares, de salles d’attente, d’embarcadères ; la rumeur du début du XXème siècle quand le cinéma se taisait. J’ai réuni une troupe de personnages fragiles et fantasques dans un lieu dévasté par l’Histoire ou par l’indifférence. Avec pour première règle la fantaisie et l’amour des acteurs.

Macha Makeïeff - notes

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