Ne plus afficher cette publicité - Je m'abonne - Je suis abonné(e)
Accueil de « Le Petit Poucet »

Le Petit Poucet

mise en scène Laurent Gutmann

:Note d'intention

Il y a douze ans, l’occasion m’avait été offerte par le Centre Dramatique National de Sartrouville d’écrire et de mettre en scène un spectacle à destination des enfants. Tiré d’un conte de Hermann Hesse, ce spectacle, « En route » avait non seulement connu une longue vie et été une expérience heureuse, mais il avait aussi influencé profondément ma façon d’aborder par la suite le travail de la mise en scène. Longtemps pourtant, j’en étais resté là de mes expériences de spectacles s’adressant aux plus jeunes, accaparé que j’étais par d’autres projets. Je n’avais pas alors d’enfant. « En route » s’adressait à un enfant imaginaire ou à celui que j’avais été. Depuis, la vie a suivi son cours et j’ai maintenant deux filles ; c’est d’abord le désir d’inventer un spectacle s’adressant à elles, à ces enfants bien réels, qui est à l’origine de ce nouveau projet. Je partirai cette fois- ci d’une histoire connue de tous, d’un de ces contes que tous les enfants en France connaissent presque par coeur et dont le souvenir nous accompagne notre vie durant : « Le Petit Poucet ».

J’aborderai son adaptation pour la scène non comme une digression, une rêverie, un commentaire, mais en souhaitant rester au plus près de sa narration, de l’évidence cauchemardesque du récit. Les terreurs auxquelles le Petit Poucet est confronté – celles de l’abandon, du meurtre, de la dévoration – seront ici les nôtres. Avec lui, nous retrouverons à la fin la maison de nos parents, à la fois changés et pourtant les mêmes.

Le spectacle sera joué par trois comédiens : l’un d’eux jouera le Petit Poucet, un deuxième jouera le père et l’ogre, enfin, une troisième jouera la mère et l’ogresse. Les deux comédiens formant les couples seront jeunes et en pleine santé, celui incarnant le Petit Poucet sera nettement plus âgé qu’eux et de très petite taille, comme un éternel enfant dont on se sait que faire, un presque vieillard inutile dont on se débarrasse parce qu’on en a un peu honte.

Le dispositif scénique sera conçu pour s’adapter facilement à des espaces variés. Il n’en sera pas pour autant minimal : il m’importera que le spectacle soit beau, que l’imaginaire des jeunes spectateurs soit provoqué non seulement par la fable mais aussi par les univers plastiques dans lesquels elle se déploiera.

Trois espaces très distincts se succèderont : celui de la maison des parents du Petit Poucet, quotidien et hyper-réaliste ; celui de la forêt, peuplé d’ombres et de fantômes, à la fois terrifiant et désirable ; enfin celui de la maison de l’ogre et de l’ogresse, beau comme l’intérieur d’une malle au trésor, tapissé d’or et taché de sang.

Laurent Gutmann

avril 2011

imprimer en PDF - Télécharger en PDF

Ces fonctionnalités sont réservées aux abonnés
Déjà abonné, Je suis abonné(e) Voir un exemple Je m'abonne

Ces documents sont à votre disposition pour un usage privé.
Si vous souhaitez utiliser des contenus, vous devez prendre contact avec la structure ou l'auteur qui a mis à disposition le document pour en vérifier les conditions d'utilisation.