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:Réflexions sur le texte

C’est l’émotion et l’humour qui s’imposent à la lecture du roman. C’est en effet un texte à tiroir : on s’imagine plongé dans un polar mais très vite la différence du locuteur – à savoir l’autisme – la forme que prend son enquête, liée à sa différence de perception, la critique sociale du regard porté par les autres, le rapport familial, au père qui élève le garçon, à la séparation des parents dans ce contexte particulier, sont autant de boîte de Pandore qui s’ouvrent entremêlées.

Le monde vu par un enfant surdoué – autiste constitue un décalage joyeux et éclairant. L’autisme y est traité avec beaucoup de délicatesse tout en donnant à entendre les contours d’un tel enfermement. Il faut dire que, même si Christopher ne supporte pas les étrangers à son monde familier, le regard des autres, la nouveauté…, son autisme lui permet de communiquer avec l’extérieur mais il lui manque toute forme de subjectivité, d’imaginaire voire d’affectivité. Son raisonnement n’obéit qu’à la logique. C’est cette logique imparable qui nous amène souvent à nous interroger sur nous-mêmes.
L’adaptation du texte à la scène reprend le chemin de la reconstitution comme élément d’investigation, à la fois forage de l’intérieur et test de science sociale. C’est comme une reconstitution à la fois policière et psychanalytique à l’instar d’un Kaspar Hauser vu par Peter Handke. Au coeur de ce laboratoire humain, Christopher remonte le film de son enquête en prenant à témoin les spectateurs qui l’entourent.

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