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Incendies

+ d'infos sur le texte de Wajdi Mouawad
mise en scène Wajdi Mouawad

:Présentation

en partenariat avec le Prix Sony Labou Tansi 2004

Cadre spatio-temporel

Le Québec contemporain pour l’enquête des deux jumeaux ; un pays du Moyen-Orient non nommé (en filigrane le Liban) dans une succession de flash-backs retraçant l’histoire de leur mère.

Résumé

Second volet d’un cycle amorcé avec « Littoral » en 1997, « Incendies » entrecroise les fils de plusieurs histoires : tout d’ abord celle de Jeanne et Simon, frère et soeur, qui vivent au Québec, et à qui le testament de leur mère intime l’ordre de retrouver leur père, et un frère dont ils ignoraient jusqu’à l’existence. Au fil de leur enquête nous découvrons aussi l’histoire de leur mère Nawal, qui vit un amour fou dans un pays en proie à la guerre civile. Les morceaux du puzzle s’assemblent peu à peu, jusqu’à révéler une vérité insupportable et incestueuse. « Incendies » retrouve le principe et le souffle du Tragique originel.

Structure

39 scènes, en va et vient entre le présent des jumeaux et le passé de Nawal, dans une structure de dévoilement progressif de l’énigme. 80 pages.

Thématiques

L’écrivain a quitté le Liban durant la guerre civile avec ses parents, pour s’installer en France puis au Québec. « Incendies » évoque de manière souvent poignante l’horreur d’une guerre civile et le chaos dans lequel elle plonge un pays. L’oeuvre évoque aussi la confrontation de l’être humain avec la fatalité, et la façon dont il y survit. Elle pose également –obsession majeure de son auteur- la question des origines et de leur rôle en chacun de nous.

Personnages

Nawal, la mère, frappe par sa détermination, sa force mentale, son tempérament de combattante, sa rage parfois, qui dissimule les blessures d’une femme sensible. Jeanne et Simon sont de jeunes québécois ancrés dans leur époque, modernes par leur langage et leur personnalité ; Jeanne assume plus vite sa mission que Simon, qui est en révolte contre le silence maternel. Le notaire joue un rôle d’accompagnateur et de sage dans leur quête. Les autres personnages comme ceux-ci ont en commun des blessures non cicatrisées, par-dessus lesquelles ils ont dû construire leurs vies.

Langue

L’écriture de Wajdi Mouawad repose sur une grande intensité lyrique, qui mêle les registres de langue. Travail possible en particulier sur le monologue et la tirade (les deux lettres finales par exemple). Comparaison possible de la construction de la pièce et de celle de « Forêts » (2006), pour l’entrecroisement des temporalités par exemple, ou pour les principales thématiques.

Éléments scéniques

Peu d’indications, pour figurer les décors notamment. Bureau de notaire, cimetière, forêt, village, prison... Le décor absent ou minimal recentre le spectateur sur les personnages. Didascalies discrètes, laconiques.

Niveau de difficulté

Langue très poétique, imagée et épique, qui peut poser problème en Collège. Pas de difficulté de vocabulaire cependant. La force de l’histoire émeut souvent les élèves de lycée. Travail possible avec l’adaptation cinématographique de Denis Villeneuve (« Incendies », 2010)

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