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Jean-Marie Piemme

Belgique – Né(e) en 1944

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Présentation

Né à Seraing en 1944, licencié puis docteur en philologie romane à l'Université de Liège, Jean-Marie Piemme poursuit des étude théâtrales à Paris puis écrit une thèse de doctorat sur les feuilletons télévisés, publiée sous le titre La Propagande inavouée. Menant de front un travail de chercheur sur les médias et une activité d'analyste (Le Souffleur inquiet, recueil de réflexions sur le théâtre), il est aussi dramaturge, d'abord à l'Ensemble Théâtral Mobile, qu'il fonde avec Jean Louvet, Michèle Fabien et Marc Liebens, puis au Théâtre Varia et à la Monnaie (de 1983 à 1988). Depuis, il est enseignant à l'INSAS. Ses réflexions théoriques abouties, c'est un auteur éclairé qui écrit sa première pièce, Neige en décembre en 1987 (pour laquelle il obtient l'Eve du Théâtre en 1989). Commence alors une activité littéraire prolifique (plus d'une trentaine de pièces), toutes suivies par une mise en scène et par de nombreux prix (Eve du Théâtre, Prix Triennal en 1991 et en 2002, prix « nouveaux talents » de la SACD France, prix Herman Closson (SACD Belgique), prix RFI...).

Le théâtre de Jean-Marie Piemme est toujours inscrit dans un rapport étroit au réel - une réalité sociale surtout - qui confronte le personnage au monde et à une difficile altérité. Issu d'une génération vouée au théâtre politique, Piemme décline celui-ci dans une perspective très contemporaine, où les préoccupations sociales percutent la perte de sens, la recherche et le questionnement sur l'identité. Les thèmes oscillent entre universalité et ancrage dans le présent : la recherche identitaire et le meurtre symbolique du père (Neige en décembre), les spectres de la marchandisation et de la perte des valeurs (Commerce gourmand, Ciels et Simulacres, Il manque des chaises...). Mais Piemme se tourne aussi vers des pans de l'histoire contemporaine qu'il interroge dans 1953 et Café des Patriotes, comme dans l'écriture de parties de Rwanda 94, créé par le Groupov.

Jouant en permanence sur la variation et sur la fragmentation du ton, du rythme, de niveaux de langage, Piemme enchâsse habilement des monologues à plusieurs voix, des ellipses, des citations, des références parfois codées, au sein de la trame narrative, avec une légèreté à contre-pied du propos parfois sombre.

A travers ses questionnements sur l'identité et le monde contemporain, Piemme propose surtout un théâtre où le désir et les pulsions sont le moteur des personnages confrontés à l'orthodoxie morale. Le corps vivant prend alors sa revanche, se libère et s'exprime à travers l'énergie créatrice du comédien. Car c'est avant tout un théâtre totalement scénique que celui de Piemme, où le texte ne se déploie pleinement qu'à travers son incarnation dans des corps et des voix vivantes...

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