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Le Roi Lear

de William Shakespeare

Texte original : King Lear traduit par Yves Bonnefoy

Écrit en 2012 - français

Présentation

Ça commence comme un conte et se prolonge en fable tragique, tumultueuse, traversée d’éclairs et d’abîmes. Depuis sa première apparition sur les scènes, ce roi est l’incarnation de la vieillesse ultime. À ce stade de sa vie, ce n’est pas la mort qu’il aborde en face mais ses trois filles. Lui, le guerrier redouté, a donné naissance à ce qui lui est le plus étranger : le féminin. Il se décide à le scruter et lui pose la question de l’amour. Veut-il en entendre (comprendre ) la nature ? Pour y parvenir, il met dans la balance ce dont il est le plus fier, et pour lequel il s’est souvent battu : son royaume. Il se déclare prêt à le partager en trois parts. Les proportions varieront selon la qualité des réponses de chacune de ses filles. La question posée est à la fois simple et immense. Habiles ou cupides, les deux premières filles sauront satisfaire l’attente du roi. Seule la troisième se refuse à chanter ses louanges et dit « l’aimer comme un père ». Pour cette trop brève réponse, ressentie comme sèche et dure, elle sera bannie tandis que les deux autres auront le royaume en partage. Sans trop tarder, elles prennent les rennes du pouvoir et enlèvent au roi déchu tous signes de puissance. Esseulé, dépouillé, suivi par son fou, il va alors entamer une inexorable descente vers les profondeurs de la détresse humaine…