Accueil de « Meute »

Meute

+ d'infos sur le texte de Perrine Gérard
mise en scène Julie Guichard

:Présentation

Meute est un texte inédit en cours d'écriture qui ne peut se concevoir sans un étroit dialogue entre l’auteur et les différents collaborateurs du projet en amont et au cours des répétitions.

L'histoire
Après dix ans de rétention, Damien Lefèvre remet les pieds le temps d’un été dans la ville qui n’a rien oublié : ni de sa fuite, ni des ses victimes. Se pose alors la question de la réhabilitation et de la soif de vengeance. Pour une nuit, une bande s'organise et frappe sa ville d'un coup que personne n'a vu venir. L’onde de choc a retenti. Puis la neige, inexplicable et irréelle, s’est invitée en masse. S’élèvent alors les voix de 6 individus qui chutent et celles qui doivent y réagir, au risque de basculer elles-aussi.
Meute se veut fresque à l’échelle d’une ville. Au moment du procès, à chacun qui prendra la parole, il revient d’affronter le froid pour autopsier un monstre à plusieurs têtes qui a succombé au désir de catastrophe.

Les intentions
Nous nous intéressons aujourd'hui à la question de la réhabilitation après une peine de prison et de sa réception au sein d'une communauté : au travers de la fiction, nous voulons nous confronter à cette dimension politique, sociale mais aussi intime du retour à la société d’un individu qui en a été exclu.
À travers une forme épique, nous regardons son retour à travers une ville entière, un miroir à plusieurs facettes : les différents points de vue de ceux qui ont commis l’acte, ceux qui en sont les victimes, ceux qui s’en indignent, le jugent, l’applaudissent ou le questionnent. Tantôt bourreau, tantôt victime, nous voulons embraser toutes les réactions civile, intime et familiale, mais aussi journalistique, religieuse, pénitencier, judiciaire et policière. Ainsi, six comédiens incarneront une quarantaine de rôles pour mettre à jour, avec tout ce que le théâtre a de ludique, avec l’humour qu’il requiert aussi, cette dimension qui nous est chère d’une réalité politique et économique qui n’épargne pas nos préjugés, nous assigne à un jugement de fait.
De la figure de l’anti-héros, il nous faut ici nous inquiéter de celle de l’homme ordinaire qui s’érige lui-même en héros : garant d’une justice qui répond à sa propre vision du monde, d’une riposte aussi intime qu’elle se fait l’écho d’un dysfonctionnement social. Et si une violence ciblée découlait d’une violence légitimée parce qu’inhérente aux règles de notre époque ? Et qu’advient-il de l’arbitre lorsque celui-ci ne croit plus à l’équité ?
Quand une plaque se désolidarise de la neige, elle déboule à toute allure et entraine avec elle des rois auto-proclamés qu’on a dépourvu de pouvoir et à qui on a laissé pour seul choix le dynamitage ou le bâton à même la bouche.

imprimer en PDF - Télécharger en PDF

Ces fonctionnalités sont réservées aux abonnés
Déjà abonné, Je me connecte Voir un exemple Je m'abonne

Ces documents sont à votre disposition pour un usage privé.
Si vous souhaitez utiliser des contenus, vous devez prendre contact avec la structure ou l'auteur qui a mis à disposition le document pour en vérifier les conditions d'utilisation.