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Macbeth

Brett Bailey (Mise en scène), Premil Petrovic (Direction musicale), Fabrizio Cassol (Musique)


:Présentation

Musique adaptée de “Macbeth” de Verdi

Brett Bailey, blanc, Africain du Sud, metteur en scène de combat. Combat pour l'Afrique dont l'Histoire, de l'esclavage à la colonisation, est tissée de malheurs sans fin. L'an dernier, son Exhibit B. avait bouleversé le Festival d'Avignon.
On ne sait si le mot "spectacle" était pertinent : le spectateur-voyeur parcourait un labyrinthe où des hommes et des femmes montrés au temps des expositions coloniales, le toisaient.
En revanche, spectacle, sa création 2014 qui vient au Printemps des Comédiens après son passage dans les plus grands festivals européens -Vienne, Bruxelles avant Paris- l'est sans conteste. Doublement même puisqu'elle puise ses forces à la fois dans le Macbeth de Shakespeare et dans l'opéra que Verdi en a tiré. Shakespeare ? Verdi ? Mais l'Afrique alors ?
Elle est là, bien sûr qui ne se reconnaît que trop dans les meurtres et les malédictions shakespeariennes. Elle est là, dans les ruines de cet opéra que le colonisateurs a laissées derrière lui et où Bailey installe les colonisés d'hier. On y a chanté Macbeth, jadis, au milieu des robes du soir et des peluches rouges. Cette fois, au milieu de ces vieux fantômes, chanteurs, musiciens, acteurs -24 artistes au total- y déroulent une fresque de sang où se mêlent les éclats de la musique verdienne et la mélopée des enfants-soldats, le verbe shakespearien et la litanie des horreurs africaines.
L'héritage du colonisateur passé au hachoir du colonisé.
Le nouveau choc Brett Bailey.

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