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Ludidrama


:Présentation

C’était sûrement une époque où Il pleut en amour de Richard Brautigan était mon livre de chevet, une époque sans doute plus frivole et candide où l’on pouvait s’inventer tant d’histoires qu’elles en paraissaient vraies. Il pleut en amour, chronique sentimentale sous forme de haikus qui a servi de modèle versant masculin à mes textes courts qui tentent de restituer le versant féminin. Il y avait donc ces textes qui préexistaient sans volonté a priori de les mettre en scène et puis, nous nous retrouvâmes avec Séverine Batier, avec pour elle l’envie de les dire, pour moi l’envie de la voir évoluer dans ces mots là, d’essayer autour de ces fragments des chorégraphies minuscules. Ritournelles et Madison, flirter avec le ridicule assumé.

Projet ouvert à d’autres figures féminines apportant avec elles leurs univers singuliers, Ludidrama s’est par la suite enrichi de l’arrivée de Lucia Sanchez. Projet désormais avec deux comédiennes, deux femmes singulières et très différentes comme autant de diffractions d’une même identité.


Ludidrama - des textes écrits par Laurence de La Fuente

J'avais toujours détesté les récits autobiographiques, les vies jetées en pâture au grand public, comme mastiquées avec lenteur pour mieux ensuite les recracher avec bonheur à des lecteurs conçus comme des frères virtuels. J'avais toujours préféré à l'autobiographie la fiction, ces voiles successifs qu'on pouvait soulever pour atteindre l'image; j'aimais la politesse de la métaphore, les violences bridées par la grammaire. Il y avait pourtant ce goût voyeuriste de la biographie, cette volonté populaire de comprendre un auteur, un acteur, par les détails de sa vie, avec l'évidence que les aléas de la vie n'épuisent ni un personnage ni une personne.
Aux romans, par goût, j'avais toujours préféré les brèves, les nouvelles, les contes, la concision au lyrisme, à quelques grandes exceptions : Proust, Dostoïevski.
En une nuit, quelque chose changea. Me tournant et retournant sous les draps, la radio en veille, j'eus l'envie de dire autrement ces expériences. L'envie de ne pas cacher ce qui en était à l'origine, d'apposer le filtre de la fiction plus tard, une fois le cadre, les personnages, les intrigues posées, de jouer cartes sur table, de faire des annonces réelles. De ces bribes d'expériences, une autre construction pouvait sans doute surgir, s'édifier au fil des pages. Il fallait cependant énoncer clairement les faits, non pas par exorcisme et thérapie littéraire, mais pour que les textes s'éclairent de leurs origines; que la genèse en soit ainsi clairement énoncée devait éviter les chausse-trappes du pseudo- fictionnel, les cachotteries sans objet, les afféteries langagières et autres minauderies romanesques.

Laurence de la Fuente


Ludidrama - des textes courts, associés à une musique et à une chorégraphie.

Ces textes reconstituent une identité féminine au fil de ses aventures sentimentales. Musique et mots mêlés, entrechats, maladresses, fiascos et modestes réussites.
II s’agit ici de dévoiler une identité féminine plurielle, de l’explorer dans un duo féminin, comique et tragique, deux Laurel et Hardy de sexe féminin, avec deux actrices complémentaires et différentes, deux actrices pas danseuses, avec leur gaucherie propre, leur identité réelle, qui se croisent, s’évitent, se rencontrent jusqu'au vertige de la confusion d’identité.

La collaboration avec une chorégraphe permet de creuser les décalages, de développer ces chorégraphies infimes, qui, progressivement, s’élargissent, se jouent en chassé-croisé entre les actrices, comme échos ou résonances, font se juxtaposer divers temps, celui du souvenir, de la mémoire et celui du présent, celui de ce qui se revit dans l’instant sur le plateau.
Ces mouvements de danse se transforment en ballets, en souvenir des ballets de comédies musicales, en référence aux comédies musicales hollywoodiennes de Bugsby Berkeley. Grotesque, délicatesse, et adhésion ferme et sans ironie au principe de la danse. Penser aux figures de la natation synchronisée dans les comédies musicales des 40’s.
Le travail de Valérie Rivière (Cie Paul les oiseaux) rejoint cette écriture féminine, capable de mettre à distance ses propres émotions avec humour et tendresse, en intégrant la délicatesse des gestes et mouvements.


Ludidrama

Tableaux, puzzle de sensations en pointillés, moments happés, souvenirs doucement qui remontent ou qu'on s'extirpe à l'arraché, gifles données ou reçues, douleurs patinées d'humour, avec distance et sincérité.

version nomade
Ludidrama s’est d’abord joué, testé, dans la promiscuité et l’incongruité de lieux non théâtraux : des maisons ou des appartements, des bars, en plein air...comme autant d’espaces où l’intimité du texte faisait écho à celle du rapport acteurs spectateurs, avec cette ambiguïté d’un espace flou, non délimité par les codes du théâtre. Ludidrama a fait alors l’objet de présentations dans des bars de théâtre (Lilas en scène aux Lilas, Bar du TNT/ Manufacture de chaussures), en Galerie d’art (AtesRêves, Bd des capucines, Paris), en appartements (Aubervilliers, les petits ruisseaux à Vitry) et en extérieur (Nuits d’Août à Lormont).

sur un plateau
Après une résidence débutée en juillet 2005, Ludidrama a été créé en février 2006 au Carré des Jalles, Théâtre de Saint-Médard-en-Jalles (33).

Ludidrama est une forme de spectacle double, qui peut se jouer en salle ou hors les murs.

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