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L’Orestie

+ d'infos sur le texte de  Eschyle traduit par Olivier Py
mise en scène Olivier Py

:Synopsis

par Daniel Loayza

Agamemnon

L’attente
Argos, devant le palais d’Agamemnon. Dixième année de la guerre de Troie. Dans la nuit, un guetteur aperçoit enfin une flamme annonciatrice de la chute de la ville. Laissant éclater sa joie, il entre dans le palais annoncer la nouvelle à la reine Clytemnestre. Peu après, les vieillards d’Argos viennent s’informer. L’un d’eux rappelle le présage fatal qui précéda le départ de l’armée, avant de raconter la mort d’Iphigénie, sacrifiée aux dieux par son propre père, Agamemnon, afin d’assurer le départ de la flotte grecque. Clytemnestre expose aux vieillards l’itinéraire du signal de feu qui, de Troie à Argos, lui a permis d’être informée aussitôt de la victoire. Comme douée de clairvoyance, elle décrit la prise de la ville, fait des voeux pour que les Grecs évitent toute impiété, et rentre dans le palais.
Un héraut vient ensuite confirmer la nouvelle et le retour prochain d’Agamemnon. Mais les questions d’un vieillard le contraignent à avouer la part obscure de la victoire : à son retour, la flotte grecque a été dispersée par une tempête née du courroux des dieux. Arrive Agamemnon, accompagné d’une captive : Cassandre, princesse troyenne et prophétesse que nul ne croit. Devant les vieux citoyens d’Argos, Clytemnestre décrit sa longue attente, puis se prosterne devant son époux qu’elle invite à entrer dans son palais en foulant un tapis de pourpre. Agamemnon, qui craint la jalousie divine, finit par y consentir. Restée seule auprès des vieillards, Cassandre est prise d’un délire prophétique qui lui fait voir les crimes passés (le festin de Thyeste, qui dévora à son insu ses propres enfants, égorgés par son frère Atrée, père d’Agamemnon) et à venir : le meurtre du roi et sa propre mort. Les vieillards ne parviennent pas à comprendre ses paroles. A son tour, Cassandre finit par entrer dans le palais, pour y trouver sa fin.

Le crime
Presque aussitôt, deux cris annoncent la mort du roi. Au-dessus des cadavres de ses victimes, Clytemnestre se justifie devant les vieillards : Agamemnon acquitte ses propres crimes (le meurtre d’Iphigénie), ceux de son père Atrée. Entre alors Egisthe, fils de Thyeste et amant de Clytemnestre, qui revendique la conception du meurtre. Malgré l’opposition des vieillards, le couple sanglant régnera sur Argos.


Les Choéphores

Le retour d’Oreste
Quelques années plus tard, Oreste, fils d’Agamemnon, revient d’exil pour venger son père. Il prie sur sa tombe lorsqu’il aperçoit sa soeur Electre, accompagnée d’esclaves troyennes faisant office de choéphores (porteuses de libations). Il se dissimule pour les écouter. Clytemnestre, à la suite d’un rêve de mauvais augure, a envoyé sa fille apaiser l’esprit du mort. Electre ne sait comment accomplir une mission aussi impie, mais sur les conseils d’une captive, elle détourne la cérémonie à son profit, priant pour le retour d’Oreste et le châtiment des coupables. Oreste se fait alors reconnaître, et explique à Electre que les oracles d’Apollon lui ont promis les plus atroces châtiments s’il ne vengeait pas le meurtre de son père. Les deux enfants d’Agamemnon invoquent alors ensemble l’esprit du roi défunt.

Le matricide
Devant le palais, Oreste met à exécution son plan : se faisant passer pour un étranger, il annonce à sa mère la mort d’Oreste, obtenant ainsi l’hospitalité. Peu après, Egisthe vient à son tour aux nouvelles. Un hurlement annonce sa mort. Clytemnestre, face à son fils, tente en vain de fléchir Oreste et entre dans le palais pour y être égorgée. Oreste, auprès des deux cadavres, justifie son geste, puis annonce qu’il lui faut se rendre au sanctuaire d’Apollon pour y être purifié par le dieu. Mais s’il a échappé à la colère de son père, celle de sa mère se déchaîne : à peine a-t-il parlé qu’il aperçoit les Erinyes, divinités vengeresses du sang versé, qui viennent le traquer. Egaré, il prend la fuite.


Les Euménides

Delphes La prêtresse du temple, apercevant Oreste souillé de sang et les furies vengeresses endormies auprès de lui, prend la fuite. Elle sera la dernière voix humaine qui se fera entendre (exception faite de celle d’Oreste) jusqu’à la fin de la trilogie. Apollon rassure Oreste et lui ordonne de se rendre à Athènes, pour y supplier Athéna. Car le rituel de purification ne suffit pas : après avoir été lavée, la tache du meurtre doit aussi être effacée au cours d’une longue errance. Les Erinyes, rappelées à leur mission par le fantôme de Clytemnestre et chassées du sanctuaire par Apollon, reprennent leur chasse.

Athènes
Quand elles rejoignent Oreste, celui-ci enlace déjà la statue d’Athéna. Répondant à ses appels suppliants, la déesse elle-même vient s’informer et refuse de trancher seule entre Oreste et les Erinyes : seul un tribunal où les voix humaines et divines se mêlent pourra juger une telle affaire. Au cours du procès, Apollon en personne vient plaider la cause d’Oreste. Sauvé par la voix d’Athéna, qui vote en sa faveur et se range "du côté du père", le matricide est délivré de ses tourments. Mais Athéna doit encore persuader les puissantes Erinyes, qui s’estiment déshonorées et trompées par une ruse des " jeunes dieux ", de ne pas déchaîner leur colère sur la terre d’Athènes. Elle finit par y parvenir en leur garantissant d’autres honneurs : les Erinyes deviendront les "Bienveillantes" Euménides, qui veilleront sur la prospérité d’Athènes pour peu qu’y règne la justice.

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