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Départs

Leslie Bernard (Mise en scène), Matthias Jacquin (Mise en scène)


:Présentation

Ce spectacle est né lors de la première édition du festival Situ. Festival de création de spectacle vivant et de cinéma, Situ propose de vivre et créer des spectacles durant un mois à Veules- les-Roses (Normandie) puis de les montrer durant trois jours de festival.


Pour ce projet, le titre prédominait. Nous avions choisi ce titre en hommage au début d’une aventure, en l’occurrence celle du festival où nous allions créer le spectacle. Ce titre résonnait aussi avec nos envies d’expérimentations autour de ce sujet : l’origine, le commencement comme questionnement insoluble ou aux multiples réponses.

Départs commence ainsi : deux amis ont fait le choix de partir en quête de l’Amour pur et absolu, d’un amour qui donnerait la possibilité de s’extraire, de se donner une chance, de s’élever à travers le monde. L’Autre, personnifié dans cet amour, devient alors ce qu’il y a de plus important, un objectif à atteindre. Chacun de nous s’est questionné sur sa vision de l’amour. Quel est ce sentiment mystérieux? Comment le ressent-on? Ce travail a également été nourri par les histoires d’amour qui nous ont été racontées par les habitants de Veules-les-Roses.


Les deux amis partent à la recherche de ce bonheur profond et total. Au moment du départ, ils tombent en panne. La tentative prend alors tout son sens car elle échoue dès les premières minutes du spectacle. Nous sommes face à des anti-héros qui n’arrivent jamais à leurs fins mais qui persistent. De cette panne, naît une rencontre : celle d’un vagabond échoué chez eux. Il représente l’étranger qui n’a pas sa place dans le village. Effrayant, il porte à travers lui la peur de ce que l’on ne connaît pas, de ce qui, au premier abord ne nous ressemble pas. Chacun est déterminé dans sa quête ultime de l’Amour, mais l’histoire tourne mal et les trois hommes finissent par s’entretuer. Nous voulons évoquer ici cet empêchement permanent, cette fatalité qui semble parfois nous poursuivre ; les notions de choix ou de destin sont ici très fortes et posent la question suivante : font-ils les mauvais choix ou le destin s’acharne-t-il sur eux? Ils sont en prise avec un réel dont ils ne peuvent s’échapper. Morts, on retrouve nos trois compères, aveugles en Enfer puis au Purgatoire.


Le spectacle est construit sur une dialectique. Ainsi, si leur quête de l’Amour est magnifique, nous avons choisi d’enlever la vue à nos personnages pour montrer à quel point ils sont aveuglés dans leurs prises de décisions. Ils ne voient plus le monde autour d’eux, et se focalisent uniquement sur leur quête qui serait pour eux l’avènement d’un monde - leur monde - nouveau. Nous avons tiré quelques fils de La Divine Comédie de Dante. Ces hommes, lorsqu’ils arrivent au Purgatoire, ont encore la mémoire de leur passé, et pour avancer, ils doivent s’en détacher. Cela passe par la parole et par le chant.


Nous peignons ici, le portrait de trois hommes mélancoliques et nostalgiques, dans la permanente insatisfaction de leurs désirs et dans le regret. Ils se complaisent dans un sentiment de tristesse, de rêverie enchantée et complètement imaginaire sur l’amour. Les destins de ces trois hommes en quête de soi pour trouver l’amour questionnent le rapport à l’Autre, dans la sphère amoureuse et sociale, mais aussi le désir de partir, de s’extraire de sa condition et la possibilité ou non de le faire.

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