Lecture : Mardi, côté cour - Le Club / Pierre Notte

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Pierre Notte lit (de son mieux) des pièces courtes (de son cru)

Même si son premier ouvrage publié était un roman, Pierre Notte a toujours écrit du théâtre... et des chansons. Pour l’adolescent réservé qu’il fut, doux et sensible, « l’écriture était une alliée, une amie ». Peiné, agacé par notre monde « barbare », il a choisi d’y progresser en dandy, épinglant des personnages volontiers ridicules dans des textes attachants, incisifs et nerveux. On l’aura compris, c’est ce dur « métier de vivre » dont parle Pierre Notte, avec une fantaisie remontée d’inconsolables chagrins, cachant la douleur sous les rires, pour avoir moins peur, moins froid. Pas peur et pas froid (aux yeux) donc, dans sa pièce Journalistes (L’Avant-scène théâtre, collection des Quatre-vents, 2007), l’auteur associé et conseiller du Théâtre du Rond-Point, à Paris, n’hésite pas à nommer ses contemporains – d’Isabelle Huppert à Éric-Emmanuel Schmitt en passant par Fabrice Luchini –, le plus souvent avec ironie, tout au long de cette évocation hilarante des « petits barbares mondains » du cénacle théâtral, critiques, attachés de presse et auteurs en tête, impitoyablement moqués et épinglés. L’une des trouvailles comiques de l’auteur consiste à présenter entre parenthèses certains propos tenus par ses personnages. « Moi j’ai vu un Mnouchkine quand j’étais petit (on allait pas mal au cirque). » Chez les cultureux, ni le snobisme, ni le ridicule ne semblent tuer...

Entrée libre