Bourlingueur des continents théâtraux, Miguel Québatte a un jour éprouvé le besoin de franchir d’autres caps. Le voilà, lui qu’on imagine plutôt terrien, qui se lance dans une
traversée de l’Atlantique à la voile. Nous sommes en 1998. C’est grand, l’océan. Dans le journal de bord du marin, il y a la lutte contre les éléments déchaînés, les heures
d’ennui par calme plat, les remises en question, les questions tout court, et tant de choses qui traversent la tête des voyageurs quand ils sont livrés à eux-mêmes.
« S’enfoncer cent fois dans la vague et en ressortir chaque fois à la crête de la suivante, dans un bouillonnement d’écume phosphorescente, me plonge dans un bonheur benêt
et béat qui me laisse pantois. Si la mer ce n’était que ça, il n’y aurait plus personne sur la terre. »
A partir des notes prises au fil des jours, Québatte a écrit un texte. Et comme il aime faire l’acteur, tout cela est devenu un spectacle (créé au Théâtre 2.21, qui lui doit
tout) : un moment de vie et de partage, une navigation d’un autre ordre, avec pour équipage trois musiciens de l’Association Eustache.
Production : Association Eustache
© Dominique Bourquin