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Le beau cadavre sans miracle

Par Aurélien Péréol (AurelienPereol) le vendredi 20 janvier 2012
Vincent Macaigne et son équipe nous offrent un spectacle où le lyrisme a quitté les mots et "pris" les corps, et l'espace, le son, dans un spectacle total comme un opéra, un spectacle prenant, envoûtant, qui nous transporte.  lire la suite...

A propos du spectacle

Au moins j'aurai laissé un beau cadavre
 
 

Ma chambre froide

Par Karminhaka (karminhaka) le jeudi 19 janvier 2012
Avec la reprise de "Ma chambre froide" au TNP de Villeurbanne (jusqu'au 21 Janvier), c'est l'occasion de se rendre compte que les adaptations de contes célèbres ne revêtent pas qu'un aspect transistoire chez Joël Pommerat. Estelle, l'héroïne de cette pièce, apparaît en effet comme la grande soeur de Cendrillon, projettant ainsi le spectateur dans un mélange d'univers onirique, intemporel, et d'interrogation sociale contemporaine. Cette critique a été écrite en avril 2011, lors de sa présentation aux Ateliers Berthier.  lire la suite...

A propos du spectacle

Ma chambre froide
Ma chambre froide
de Joël Pommerat
mise en scène  Joël Pommerat
du mar. 13/03/12 au ven. 23/03/12 à Lille
 
 

De la bombe, que ce spectacle sur le nucléaire !

Par Léna Minssen (sarahm) le lundi 12 décembre 2011
Nicolas Lambert frappe fort. Sa dernière création, ''Avenir radieux, une fission française'', aborde le nucléaire, sujet explosif qui résonne avec l'actualité marquée par l’affrontement de nos politiques sur la question. Du vrai théâtre documentaire et citoyen, un spectacle d’utilité publique à voir de toute urgence.  lire la suite...

A propos du spectacle

Avenir radieux, une fission française
Avenir radieux, une fission française
de Nicolas Lambert
mise en scène  Nicolas Lambert
mar. 06/03/12 à Saint-Martin d'Hères
 
 

Le théâtre comme sport de combat

Par Aurélien Péréol (AurelienPereol) le lundi 28 novembre 2011
Dans une salle de spectacle, Le grand parquet 20bis rue du département 75018 Paris, la compagnie un pas de côté joue deux spectacles de Nicolas Lambert : un sur le procès lié à Elf Aquitaine et un autre sur le nucléaire… Des spectacles qui font du théâtre un sport de combat.  lire la suite...

A propos du spectacle

Elf, la pompe Afrique
Elf, la pompe Afrique
de Nicolas Lambert
mise en scène  Nicolas Lambert
lun. 05/03/12 à Saint-Martin d'Hères
 
 

La nuit profonde du conte

Par karnimata (karminhaka) le vendredi 25 novembre 2011
Joël Pommerat semble avoir définitivement intégré le conte dans son univers théâtral. "Cendrillon" ne se positionne pas seulement aux côtés de "Pinocchio" et "Le petit chaperon rouge" dans une incessante revisitation de leurs motifs mythologiques. Cette nouvelle adaptation s'inscrit ainsi dans la continuité de "Ma chambre froide", où Estelle se présente comme une grande soeur de Sandra.  lire la suite...

A propos du spectacle

Cendrillon
Cendrillon
de Joël Pommerat
mise en scène  Joël Pommerat
du jeu. 01/03/12 au dim. 04/03/12 à Namur
 
 

Colas-Goetz-Raynaud : porteurs de mélanKolik

Par yannick butel (emiles) le mercredi 23 novembre 2011
Crée au Centre Pompidou de Metz l’an dernier, puis repris au festival Via, au Manège de Maubeuge, à la Ménagerie de Verre à Paris… ''Kolik'' aura connu une belle tournée soutenue par l’Onda et l’institut français, avant d’être programmé dans le cadre du festival Actoral, en ce début d’automne, au Théâtre de la Criée, à Marseille. C’est là, dans la petite salle, à deux pas du vieux port et de ses terrasses peuplées, que le metteur en scène Hubert Colas donne à entendre, à regarder, à sentir… la vitalité, la nervosité, la rugosité, du texte de Goetz (traduit par Olivier Cadiot et Christine Seghezzi). Un solo d’une heure de Thierry Raynaud où l’acteur, disant une prose « amok », arrache au récit un chant de haine hémorragique fait de sursauts explosifs, de souffles rentrés, de mots expulsés, de rythmes dissymétriques, d’hésitations en deuil… où un recueil de balises indomptées, d’angoisses irrépressibles, d’épisodes et de spasmes d’une vie tourmentée. Une sorte de voyage au bout de la nuit qu’est une vie sans fard.  lire la suite...

A propos du spectacle

Kolik
Kolik
de Rainald Goetz
mise en scène  Hubert Colas
sam. 17/03/12 à Québec
 
 

De quoi Jan Karski est-il le nom ?

Par Aurélien Péréol (AurelienPereol) le jeudi 27 octobre 2011
En résumé, un écrivain Yannick Haenel continue les témoignages sur le génocide des juifs en se permettant un discours de fiction. Il veut palier la disparition des derniers témoins. Nauzyciel porte à la scène un tiers, environ, de son livre. La question débattue est celle de savoir si on a le droit moral, politique de passer du témoignage à la fiction. N’est pas débattue la question de savoir quel usage on fait pour le présent et le futur de la conservation « active » de ces témoignages. Spectacle au Théâtre de la Cité Internationale du 18 au 20 novembre et en tournée en 2012...  lire la suite...

A propos du spectacle

Jan Karski (Mon nom est une fiction)
 
 

La levée de gourdins

Par Elise Simonet (elisesimonet) le mardi 19 juillet 2011
Serrés sur le gradin du gymnase du lycée Mistral, nous étions nombreux hier soir à assister à la dernière pièce du duo fracassant Sophie Perez / Xavier Boussiron, au titre aussi évocateur que mystérieux : ''Oncle Gourdin''. Treizième création de la compagnie du Zerep, c’est pourtant pour la première fois qu’elle est accueillie au festival d’Avignon. À croire que ces enfants terribles du théâtre et des arts plastiques ont longtemps inquiété par leur prédilection pour le mauvais goût et la mise en pièce des codes du spectacle, avant de pouvoir se creuser un nid au sein du « prestigieux festival ».%%% Il n’est donc pas étonnant qu’''Oncle Gourdi''n soit une pièce sur mesure, où une bande de lutins graveleux « jouent au théâtre » pour rompre l’ennui, taillant de beaux costards tout au long du chemin.  lire la suite...

A propos du spectacle

Oncle Gourdin
Oncle Gourdin
de Sophie Perez, Xavier Boussiron
mise en scène  Xavier Boussiron, Sophie Perez
du mar. 20/03/12 au ven. 23/03/12 à Angers
 
 

Yahia Yaïch - Amnésia

Par Antonin Ménard (antoninmenard) le mardi 19 juillet 2011
C‘est en Avril 2010, à Tunis qu’''Amnésia'' a été créée. C’est en juillet 2011, à Avignon que ce spectacle nous a été donné à voir. Entre ces deux dates, un peu plus d’un an et surtout une révolution en Tunisie qui a abouti à la destitution du « président » Ben Ali. Ce général, alors premier ministre de Habib Bourguiba prend le pouvoir en novembre 1987. Habib Bourguiba est déclaré par un collège de médecins inapte à la fonction de président en raison de son incapacité mentale. « Sept médecins dont deux militaires sont convoqués en pleine nuit, non pas au chevet du malade Bourguiba, mais au ministère de l’Intérieur. Parmi eux se trouve l’actuel médecin du président, le cardiologue et général Mohamed Gueddiche.%%% Ben Ali somme les représentants de la faculté d’établir un avis médical d’incapacité du président. « Je n’ai pas vu Bourguiba depuis deux ans » proteste un des médecins. « Cela ne fait rien ! Signe ! » tranche le général Ben Ali. »*. %%% ''Amnésia ''est le second volet d’une trilogie voulu par Jalila Baccar et Fadhel Jaibi, comme une interrogation sur l’histoire tunisienne. La première pièce : ''Corps otages ''parcourais la Tunisie sur cinquante ans de 1956 à 2006.%%% Fadhel Jaïbi précise qu’un « pays sans mémoire est un pays qui ne sait jamais où il va ». Yahia Yaïch – ''Amnésia'' donne le ton de cette volonté de mémoire en racontant la destitution du président Yaïch prisonnier d’un pouvoir politique légitimé le pouvoir médical.%%% Président imaginé comme Chaplin imagine son dictateur, c’est à dire inscrite dans l’Histoire.  lire la suite...

A propos du spectacle

Yahia Yaïch-Amnesia
Yahia Yaïch-Amnesia
de Jalila Baccar, Fadhel Jaïbi
mise en scène  Jalila Baccar, Fadhel Jaïbi
jeu. 23/02/12 à Gap
 
 

Amour par K.O.

Par Antonin Ménard (antoninmenard) le mardi 19 juillet 2011
Qui connaît le T2G, théâtre de Gennevilliers reconnaît immédiatement son plateau 3 sur lequel nous avons pu voir ''16 ans'' mis en scène par Pascal Rambert directeur du T2G.%%% Cette salle de répétition est transposée à Avignon dans la salle Benoît XII pour accueillir ''Clôture de l’amour'' dernière création de Rambert.%%% Gennevilliers s’inscrit dans Avignon comme une déclaration de l’attachement de Rambert à ses deux villes de théâtre. Inscription aussi d’un espace de la banlieue parisienne au cœur du Festival, rue des Teinturiers. ''Clôture de l’amour'' expose, surexpose la rupture d’un couple, une explosion ou un essorage qui s’écrit dans un espace concret et public. Ce lieu sera traversé par la chorale de Gennevilliers pour répéter et interpréter ''Happe'' de Bashung. Chanson qui clôt la parole de l’homme et qui ouvre la réponse de la femme.%%% Ce sont Stanislas Nordey et Audrey Bonnet qui interprètent les rôles de Stan et Audrey. Une écriture que Pascal Rambert a voulu pour eux. En Amoureux des acteurs, de leurs voix et de leur corps, il leur a écrit un texte violent qu’ils vivent plus qu’ils ne jouent. Le motif de la rupture, du déchirement que Rambert a déjà mis en scène dans un court-métrage ''Car Wash''.  lire la suite...

A propos du spectacle

Clôture de l'amour
Clôture de l'amour
de Pascal Rambert
mise en scène  Pascal Rambert
du ven. 28/09/12 au sam. 29/09/12 à Zagreb
 
 

Amnesia : pièce à thèse

Par Yannick Butel (emiles) le lundi 18 juillet 2011
Le printemps Tunisien qui s’éternise parce que la démocratie se gagne… le spectateur était confronté à ''Amnesia'', des metteurs en scène Jalila Baccar et Fadhel Jaïbi, unis au théâtre comme dans la vie pour le meilleur et pour le pire. Salle de Montfavet, c’est une pièce à thèse qui est donnée… On la prend ou pas.  lire la suite...

A propos du spectacle

Yahia Yaïch-Amnesia
Yahia Yaïch-Amnesia
de Jalila Baccar, Fadhel Jaïbi
mise en scène  Jalila Baccar, Fadhel Jaïbi
jeu. 23/02/12 à Gap
 
 

Clôture de l'amour : couple vide et coupe pleine

Par Yannick Butel (emiles) le lundi 18 juillet 2011
Embarqués avec les malles du Théâtre de Gennevilliers, les élèves du conservatoire Edgar Varèse et Guillaume Grammont apparaissent, le temps de chanter simplement ''Happe'' de Bashung, dans la nouvelle création de Pascal Rambert ''Clôture de l’amour'', présentée salle Benoît XII. Deux heures plus tard, un sourire en coin et heureux sans doute d’avoir croisé un semblable, Michel Jonasz (vous vous souvenez de ''La Chanson des vieux amants'') s’inquiète de savoir si on peut trouver le livre. « Sur la table à côté Michel. C’est aux Solitaires intempestifs… »… Et lui, qui a tant écrit sur le motif amoureux, de lancer simplement un « merci. Salut les gars » avant de partir le livre à la main où il relira l’histoire de deux monologues, dans un amour qui n’est plus analogue.  lire la suite...

A propos du spectacle

Clôture de l'amour
Clôture de l'amour
de Pascal Rambert
mise en scène  Pascal Rambert
du ven. 28/09/12 au sam. 29/09/12 à Zagreb
 
 

Ébauche d'un portrait trait pour trait

Par Yannick Butel (emiles) le samedi 16 juillet 2011
Vu à Caen, en novembre dernier, François Berreur est à l'Auditorium du Grand Avignon-Le Pontet pour ''Ébauche d'un portrait''. Où une mise en scène intime et sobre, drôle et sérieuse de la vie de Jean-Luc Lagarce à partir de son ''Journal ''publié aux Solitaires Intempestifs(*).%%% Un travail où Laurent Poitrenaux (alias Jean-Luc Lagarce), discute avec lui-même, fait son courrier et répond aux autres, pense et se pense à travers sa vie, la maladie, sa famille, le théâtre, l'amitié...ou l'histoire d'un temps compté dont on aurait conscience.  lire la suite...

A propos du spectacle

Ébauche d'un portrait
 
 

Les Gourdins : vilains, lubriques et pointus

Par Antonin Ménard (antoninmenard) le vendredi 15 juillet 2011
C’est calme Avignon, un soir de mistral et de presque pluie. Les touristes du théâtre ont presque disparu. Images de fin de juillet où tous auraient rangé leurs costumes de festival : femme sandwich pour un « seule en scène » émouvant, joyeux drilles roses pour une spectacle en chanson hilarant, serveuses souriantes et exploités, spectateurs avides de comédie, de profondeur et d’un bon resto après. C’est calme Avignon donc pour un 13 juillet. Mais il faut sans doute ce calme et ce presque vide pour qu’apparaissent les invisibles, les rats qui fouillent les poubelles, les marginaux qui cherchent un abri pour la nuit et les lutins qui se terrent sous Avignon et qui récupèrent à la surface les déchets du théâtre. Nous sommes nombreux dans ce Gymnase du Mistral pour voir cette famille de trolls dans « Oncle Gourdin ». Salle qui devient un refuge au vent qui la nomme et qui accueille la Compagnie du Zerep pour sa création. Zerep anacyclique du nom de la metteur en scène. Un nom de compagnie qui dit que le théâtre se renverse, se malaxe, se désosse.  lire la suite...

A propos du spectacle

Oncle Gourdin
Oncle Gourdin
de Sophie Perez, Xavier Boussiron
mise en scène  Xavier Boussiron, Sophie Perez
du mar. 20/03/12 au ven. 23/03/12 à Angers
 
 

I am the Wind

Par Annabelle Hanesse (Ephemere) le mercredi 13 juillet 2011
''Annabelle Hanesse le 10 juillet 2011 ''. Sous le ciel étoilé de la cour du lycée Saint Joseph s'est déroulée la deuxième création de Patrice Chéreau, de l'auteur norvégien Jon Fosse. I am the Wind est un naufrage au seuil de la mort. Jack Laskey et Tom Brooke créent un spectral duo, où l'Un et l'Autre errent au périple de la mer et du vent.  lire la suite...

A propos du spectacle

I Am the Wind
 
 

La Vengeance d'Agelica Liddell

Par TonnerreEmmanuelle (EmmanuelleTonnerre) le mardi 12 juillet 2011
Maudits soyons-nous d'applaudir l'œuvre de Angelica Liddell, rayonnante et magistralement debout, habitant pendant pas moins de trois heures trente, la salle Montfavet avec son nouveau spectacle : Maldito sea el hombre : Projet d'alphabétisation. La madrilène a l'an passé, conquis le public Avignonnais avec La Casa de la Fuerza, spectacle dont Angelica Liddell explique qu'il « relevait le défi de me survivre à moi-même. Pas de médiation, pas de personnage. Rien que la pornographie de l'âme ». Après l'expression pure de la douleur, l'artiste développe un second tableau, qui nous renvoie toujours à sa profonde solitude. Elle choisit cette fois-ci d'utiliser l'innocence pour nous parler de son extinction et des lésions irréparables de l'enfance, créant un abécédaire clairement teinté de son récent apprentissage de la langue française. E comme enfance, B comme bande, Z pour Zidane...  lire la suite...

A propos du spectacle

"Maldito sea el hombre que confía en el hombre" : un projet d'alphabétisation
 
 

L’Entêtement : ecce homo

Par Yannick Butel (emiles) le mardi 12 juillet 2011
En alternance avec ''Paranoïa'', Elise Vigier et Marcial Di Fonzo Bo présentent ''__L’Entêtement__'' de Rafael Spregelburd. Seconde création qui, après que ''Paranoïa'' nous a conduit dans l’espace artificiel des Telenovelas, revient à la réalité et à l’histoire de l’Espagne prise dans l’étau de 1936. Pièce radicalement différente de la première, même si, en définitive, la langue hispanisante unit l’une à l’autre, ''__L’Entêtement__'' rappelle ce que parler veut dire, ce que prendre la parole induit, ce que le langage porte d’essentiel, de vital, d’originaire. Soit deux pièces, ''Paranoïa'' où la parole est juste désuète et économique, quand ''__L’Entêtement__'' explicite que le discours est politique, que le langage est un enjeu ontologique.  lire la suite...

A propos du spectacle

L'Entêtement
L'Entêtement
de Rafael Spregelburd
mise en scène  Marcial Di Fonzo Bo, Elise Vigier
du jeu. 22/03/12 au ven. 23/03/12 à Nîmes
 
 

Jan Karski

Par Tonnerre Emmanuelle (EmmanuelleTonnerre) le lundi 11 juillet 2011
La salle de l'Opéra-Théâtre, a accueilli ce Mercredi 6 juillet, en guise d'ouverture du festival, le spectacle d'Arthur Nauzyciel : Jan Karski (Mon nom est une fiction). C'est accompagné de comédiens et collaborateurs de multiples nationalités et de différentes disciplines, qu'il met en scène cette année, un adaptation du Roman de Yannick Haenel. Il choisit de prendre à bras le corps un sujet épineux : celui de la mémoire de la grande histoire et du massacre de la Shoah, au travers de la figure de Jan Karski, témoin et porte parole de la grande abîme qu'a laissé l'Humanité face à elle même.  lire la suite...

A propos du spectacle

Jan Karski (Mon nom est une fiction)
 
 

Macaigne en propriétaire des Carmes

Par Yannick Butel (emiles) le lundi 11 juillet 2011
« I Destroy, I destroy, I destroy » lançait Angelica Lidell dans le Cloître des Carmes l’an dernier. Vincent Macaigne, qui occupe le lieu aujourd’hui, pourrait bien avec Au moins j’aurai laissé un beau cadavre faire écho à ce cri de guerre où les « words, words, words » d’Hamlet sont balayés. Scandale ? Le petit Prince a trouvé à qui parler… Pas certain toutefois que ça parle à tout le monde… même au bout de 3H40, avec entracte.  lire la suite...

A propos du spectacle

Au moins j'aurai laissé un beau cadavre
 
 

Sages comme des images

Par Antonin Ménard (antoninmenard) le lundi 11 juillet 2011
Cyril Teste, travaille au sein du collectif MxM qu’il dirige. Ce collectif regroupe plusieurs artistes qui se sont rencontrés il y a une dizaine d’années. Il est composé d’architecte, créateur lumière, robotique, musiciens, acteurs, dramaturge, programmeur vidéo, vidéaste… Cyril Teste est l’auteur et le metteur en scène de « Sun » présenté du 7 au 13 juillet dans la salle Benoît XII. « Sun » fait suite au spectacle « Reset » qui traitait aussi de l’enfance et nous nous rappellerons que le premier projet de ce collectif MxM était autour « d’ Alice » de Lewis Caroll. Au départ de ce projet un fait divers en Allemagne ou deux enfants vivants dans la même famille recomposée décident de partir en Afrique pour se marier. L’Afrique comme un eldorado où ils pourraient vivre leur amour sous le soleil, l’Afrique comme le continent où les parents auraient disparu. À partir de cette anecdote, Cyril Teste et son équipe ont travaillé autour du monde de l’enfance, des enfants dégagés des contraintes que les adultes leur imposent. En une heure et quart, nous assistons à un voyage initiatique de la préparation du départ à un voyage imaginaire et imaginé par ces enfants.  lire la suite...

A propos du spectacle

Sun
Sun
de Cyril Teste
mise en scène  Cyril Teste
 
 

Macaigne met en scène le cadavre de la société du spectacle

Par Antonin Ménard (antoninmenard) le lundi 11 juillet 2011
Au cloître des Carmes, Vincent Macaigne présente une adaptation d’Hamlet qui s’appelle « Au moins j’aurai laissé un beau cadavre ». Plus qu’adapter, l’auteur metteur en scène, imagine un dialogue avec l’œuvre de Shakespeare. Ce dialogue se veut dans l’urgence de faire du théâtre, de rester debout dans un monde en crise. Mettant en scène une variation autour, d’Hamlet, Macaigne, tente une représentation du chaos, du bruyant, utilisant tous les artifices du théâtre. C’est un monde sur scène qui agencent l’hétérogénéité du monde, les strates de l’histoire et la bordélique ville d’Avignon en juillet. Rappelant que le metteur en scène voit dans Hamlet, un personnage vivant dans l’urgence et se reconstruisant dans la haine pour légitimer sa violence, il recourt à la représentation de cette violence par le cri et les engueulades. Les acteurs ne se parlent plus, ils s’invectivent, s’aboient dessus. C’est une représentation du monde qui ne saurait plus se parler.  lire la suite...

A propos du spectacle

Au moins j'aurai laissé un beau cadavre
 
 

Paranoïa… entre B et Z.

Par Yannick Butel (emiles) le lundi 11 juillet 2011
Présentés séparément, mais figurant les deux derniers volets d’un ensemble intitulé l’''Heptalogie'', les textes ''Paranoïa'' et ''L’Entêtement'' de Rafael Spregelburd, librement inspirés des ''Sept Péchés Capitaux'' de Jérome Bosch, sont joués à la salle Vedène-Espace Bardi dans une mise en scène de Marcial Di Fonzo Bo et Elise Viger.%%% Retour sur ''Paranoïa'', ou 2h20 en immersion…  lire la suite...

A propos du spectacle

La Paranoïa
La Paranoïa
de Rafael Spregelburd
mise en scène  Marcial Di Fonzo Bo, Elise Vigier
du mer. 18/04/12 au ven. 20/04/12 à Liège
 
 

Lidell, l’alphabet du refus

Par Yannick Butel (emiles) le samedi 09 juillet 2011
Il est 17H00 et la salle Monfavet est pleine. Dans le programme du festival, Angelica Lidell proposera dans quelques instants Maldito sea el Hombre que confia en el hombre: un projet d’alphabétisation. Ça durera, 3H15 entracte compris. Après La Casa de la fuerza, la fidélité d’Hortense Archambault et Vincent Baudriller au travail de la chorégraphe et femme de théâtre espagnole donnera au festivalier le sentiment d’une charge féroce (le texte surtitré) et d’une mise en scène presque pastorale et parfois contemplative.  lire la suite...

A propos du spectacle

"Maldito sea el hombre que confía en el hombre" : un projet d'alphabétisation
 
 

Le suicide mis en pièce

Par Yannick Butel (emiles) le vendredi 08 juillet 2011
Il est un peu plus de 22H00, dans la carrière de Boulbon, quand commence la première de Le Suicidé qui durera 2H30. Une pièce de Nicolas Erdman, écrite en 1928, après un premier succès Le Mandat produit peu avant. Patrick Pineau, le metteur en scène, revient ainsi au Festival d’Avignon, après la cour d’Honneur du Palais des Papes qu’il occupa en 2004, avec Peer Gynt : une autre épopée si l’on veut bien considérer que celle de Sémione Sémionovitch Podsékalnikov (interprété par Patrick Pineau lui-même) tient lieu d’un récit épique aux accents étonnamment clownesques et bien trop souvent caricaturaux…  lire la suite...

A propos du spectacle

Le Suicidé
Le Suicidé
de Nikolaï Erdman
mise en scène  Patrick Pineau
jeu. 23/02/12 à Lille
 
 

Fine partie entre Merlin et Chatelain

Par Yannick butel (emiles) le vendredi 08 juillet 2011
« Bing » ! Soit un autre titre de Beckett ou une onomatopée pour marquer l’aveu d’un choc frontal total devant l’interprétation de Jean-Quentin Châtelain (Clov) et Serge Merlin (Hamm) dans le Fin de Partie de Beckett mis en scène par Alain Françon au Théâtre de la Madeleine. Moment rare de KO où les mots du critique, annonçons-le, auront quelque mal à rendre compte de ce qui fut, un peu moins de deux heures durant, un temps dévolu au jeu et à l’acteur qui sont les spectres et les compagnons de nos solitudes dépassées. Et décider de faire valoir alors, en guise d’excuse minable et anachronique, deux mots de 1952, d’une lettre de Beckett à Michel Polac, ou une pensée : « Tout ce que j’ai pu savoir, je l’ai montré. Ce n’est pas beaucoup. Mais ça me suffit et largement. Je dirai même que je me serais contenté de moins. Quant à vouloir trouver à tout cela un sens plus large et plus élevé, à emporter après le spectacle, avec le programme et les esquimaux, je suis incapable d’en voir l’intérêt. Mais ce doit être possible ».  lire la suite...

A propos du spectacle

Fin de partie
 
 

SUN : Les enfants du paradis

Par Yannick Butel (emiles) le jeudi 07 juillet 2011
Annoncé comme l’un des thèmes de cette 65ème édition du Festival d’Avignon, « l’enfant », à moins qu’il ne s’agisse de « l’enfance » (mais ça n’appelle pas les mêmes réflexions) aura été au cœur de SUN, présenté dans la salle Benoît XII par Cyril Teste. D’une durée d’une heure et une quinzaine de minutes, SUN offre un spectacle visuel et sonore où la construction des images est la principale attraction… le principal décor.  lire la suite...

A propos du spectacle

Sun
Sun
de Cyril Teste
mise en scène  Cyril Teste
 
 
 
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L'espace critique du théâtre contemporain

Festival d'Avignon 2011

Pendant le festival, du 6 au 26 juillet 2011, suivez les critiques de spectacles présentés par l'équipe de
L'insensé
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