Le Parti communiste italien (PCI) est né en 1921, issu d'une scission de l'aile gauche du Parti socialiste italien au congrès de Livourne le 21 janvier 1921. La nouvelle
formation, dirigée par Amadeo Bordiga et dès 1925 par le philosophe marxiste Antonio Gramsci, prend le nom de Parti communiste d'Italie (section italienne de l'Internationale
Communiste).
Ce parti politique connaîtra une évolution sensible à la suite du rapport Khrouchtchev (XXe congrès du Parti communiste d'Union soviétique, février 1956), qui marque le début de
la déstalinisation en URSS. Sous l'impulsion de son Secrétaire général, Palmiro Togliatti, le PCI critique la répression de l'insurrection en Hongrie de novembre 1956 par l'Armée
rouge et prend ses distances avec le PCUS. Le PCI est alors le premier Parti communiste d'Europe occidentale à affirmer la validité d'une voie nationale (spécifique) d'être
communiste. Palmiro Togliatti théorise la doctrine dite du "polycentrisme". Cette spécificité "avant gardiste" au sein du mouvement communiste international va s'accentuer tout au
long des années qui suivent, jusqu'à la dissolution du Parti Communiste Italien, à l’occasion du 20è congrès de Rimini le 3 février 1991, c’est-à-dire avant même la disparition de
l'URSS et la dissolution du PCUS.
Cette auto-dissolution donnera naissance à deux formations politiques : Le Parti démocratique de la gauche (PDS), très majoritairement (2 militants sur 3) et la Refondation
communiste (PRC) issue de l’aile gauche du parti, minoritairement. Le PDS s’est une nouvelle fois transformé l’an dernier pour prendre la forme du Parti Démocrate (en liaison avec
des membres de l’ex- Démocratie Chrétienne).