Une direction d’acteur qui met en relief les émotions brutes, propres à l’adolescence. Exigence de vérité, de simplicité, d’énergie délirante et animale.
Des projections vidéos (dessins, peinture, animations, qui se mélangent à des images réelles) pour amplifier la vision singulière du monde des adolescents et permettre au-delà des mots de plonger dans un imaginaire visuel et être en symbiose avec leur univers chimérique. La vidéo devient le troisième protagoniste de la pièce.
Au sol, un immense plastique noir tendu, pour exprimer toute la pesanteur et la froideur du milieu urbain, qui pèse immanquablement sur ces deux héros ordinaires.
Des marques sur ce sol, qui suggèrent la ville. En cercle car Avorton et Porc sont pris dans une spirale infernale. Et eux, au centre du plateau, au centre du monde.
Des cubes, comme un jeu de construction, qu’ils assemblent eux-mêmes, pour créer leur propre univers. Pour que la frontière entre la réalité et la fiction reste fragile.
Des costumes qui se détachent de cet univers gris de la ville. A la frontière entre leur enfance encore toute proche et leur volonté, sans doute illusoire, de se montrer différents.
Une création lumière qui alterne entre la réalité froide et les coups de projecteurs d’un show télévisé.
Un univers sonore très présent qui ne leur laisse aucun répit, aucun silence, ou presque.