« Chaque jour 40.000 enfants meurent de la misère qui les entourent et cela n’intéresse ni nous ni Dieu. » C’est par cette phrase, dite au public, que le texte de « L’indigène » se conclut. Il ne s’agit là ni d’une accusation ou d’une morale, mais d’un constat sur notre société, qui rappelons-le, se révèle réellement par la façon dont elle traite les plus faibles de ses membres. Kroetz parle de nous, à travers le portrait au vitriol d’un monde dessiné à gros traits, comme dans un dessin d’enfant, où les maisons sont en pain d’épices, où l’on parle avec Jésus-Christ, où les Hommes sont comme de gros oiseaux noirs. Et où, Irmi, l’indigène, la seule femme de cette fable, accouche d’un enfant pour lequel, désespérément, elle va chercher un père.
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