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Présentation

C’est un monde que cette pièce. Un monde mort, pourrait-on croire. Celui d’un temps où, tâchant d’oublier les récurrents pogromes, des villages juifs vivaient encore dans l’empire des Tsars. On y parlait yiddish, on y jouait une musique entre toutes reconnaissable, on y pratiquait, loin, si loin de la Terre Promise, une religion que le XXème siècle naissant n’avait pas encore eu l’idée d’anéantir. Et son peuple avec elle. Oui, Le Dibbouk exerce d’abord sur le spectateur la fascination de ce qui n’est plus.
Mais la pièce de Shalom Ansky, pieux conservateur de la mémoire de son peuple, n’est pas que d’un temps et d’un lieu, elle n’est pas, 95 ans après sa création, un simple objet d’ethnologie théâtrale. Elle brasse, sous les coutumes, les notes, les croyances, les thèmes universels : l’amour, la mort, l’au-delà… «Le destin amoureux tragique de Roméo et Juliette doublé d’une dimension fantastique», dit le metteur en scène Benjamin Lazar.
C’est ce qui fait le prix de cette oeuvre où la musique pèse souvent du même poids que les mots. Où les mots eux - mêmes -les dix comédiens, les cinq musiciens parlent russe, yiddish, hébreu (bien sûr surtitrés en français)- deviennent musique. Et il faut, pour monter aujourd’hui Le Dibbouk, ne pas craindre de se frotter à cette polyphonie immémoriale. Le Dibbouk, c’est un esprit qui prend possession d’un corps. Envoûtement auquel le spectateur n’échappe pas…

 
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