C’est le jour heureux où Tsongor marie sa fille.
Le jour où il croit enterrer à jamais le roi de sang qu’il a été.
C’est le jour tragique où la guerre éclate.
Et déchire son clan encore, encore… Encore.
Le jour où Souba, le plus jeune des Tsongor, part en exil…
pour qu’il reste peut-être un homme qui ne soit pas un barbare…
Cette quête initiatique le mène à la rencontre de son père, à la rencontre de lui-même :
il se confronte à cet héritage familial que nous portons tous, sans le savoir, et qui nous conditionne malgré nous. Il plonge jusqu’aux racines de la violence et nous place face
à nos propres démons.
Olivier Letellier s’empare à bras le corps de cette grande épopée de Laurent Gaudé. Il poursuit son exploration d’un théâtre de récit qui fait jeu de tout, pétri d’images
fortes.
Un duo avec Julie Läderach au violoncelle, pour un corps à corde qui nous entraîne dans une antiquité imaginaire, troublant reflet de la folie des hommes d’aujourd’hui.
Une parole simple et cruelle, terriblement humaine, urgente…
Le roman «La Mort du roi Tsongor» a obtenu le Goncourt des lycéens en 2002 et le prix des libraires en 2003.