Lorsqu’il écrit Horace en 1968, Heiner Müller ne cherche pas à donner une version contemporaine d’un récit ancien mais à faire éclater – comme on fait éclater la vérité – tous les enjeux vivants qui l’agitent et le fondent : « La raison d’État n’est plus souveraine. Le héros tragique est le peuple-juge ».
« Au creux d’un forum cerné par le public, face à lui même et face à la Cité, Laurent Pérez est cet homme qui en dialoguant avec les morts porte l’éveil d’un peuple héros, juste et responsable, maître de sa pensée et de son jugement, donnant à entendre nos vérités impures. Une tentative d’Histoire qui plus que jamais nous regarde. » Virginie Baes
Production : Théâtre de la Ville - Aurillac, Les 198 os