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Onzième d’une série intitulée Je ne pourrais pas vivre si je croyais que je faisais du mal, Esse que quelqu’un sait... est le seul texte à expérimenter la forme d’une “lecture performance”.

Il est une fois un bois, libido de cette ville, passera, qui y passera, y viendra n’y viendra pas ? La scène est une fois une île splendeur dont la ville se pare sans besoin, une scène en bordure ce qui s’y passe n’est jamais loin ? Des femmes s’approchent, sont-ce des femmes Elles-mêmes hommes et femmes « en désaccord avec le sexe » ? Dans un drôle de mouvement un drôle de vent … d’avenir grondant c’est une histoire de nuit … discordante … des femmes féminisantes...
Il y est question du bois de Boulogne, un espace tour à tour féerique et inquiétant de sa filiation directe avec les forêts des comédies shakespeariennes. Un lieu de passage, de lutte, de vie et de plaisir, un gigantesque lupanar à ciel ouvert...

Eric Da Silva pratique ici un théâtre de tous les excès, éminemment politique, subversif jusque dans l’usage de la pornographie. À charge au spectateur de recoller les morceaux...

Placer mon histoire dans le bois de Boulogne me permet d’aller à la rencontre de personnages socialement disjoints et pourtant contigus. C’est comme rendre visible des « forces » qui ne le sont pas, des présences qui pour « être » quelqu’un n’imitent personne. Il y a des craintes bien sûr, les personnages de théâtre sont ainsi. Sur ces traces là, nous allons jusqu’au bout de ce que nous pouvons. J’ai toujours vécu par ici, près de ce bois. C’est logique de m’y retrouver comme poussé vers une limite …
Eric Da Silva

David Carbonnel (Création son) , Jean-François Garraud (Scénographe) , Julia Grand (Lumières) , Louise Trévaux du Fraval (Costumes) , Frédéric Valet (Lumières) Sabrina Noiraud et Charlie Devier (Assistants à la scénographie)