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Esse que quelqu'un sait où on peut baiser ce soir ? J'ai répondu au bois
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Onzième d’une série intitulée Je ne pourrais pas vivre si je croyais que je faisais du mal, Esse que quelqu’un sait... est le seul texte à expérimenter la forme d’une “lecture performance”.
Il est une fois un bois, libido de cette ville, passera, qui y passera, y viendra n’y viendra pas ? La scène est une fois une île splendeur dont la ville se pare sans
besoin, une scène en bordure ce qui s’y passe n’est jamais loin ? Des femmes s’approchent, sont-ce des femmes Elles-mêmes hommes et femmes « en désaccord avec le
sexe » ? Dans un drôle de mouvement un drôle de vent … d’avenir grondant c’est une histoire de nuit … discordante … des femmes féminisantes...
Il y est question du bois de Boulogne, un espace tour à tour féerique et inquiétant de sa filiation directe avec les forêts des comédies shakespeariennes. Un lieu de passage, de
lutte, de vie et de plaisir, un gigantesque lupanar à ciel ouvert...
Eric Da Silva pratique ici un théâtre de tous les excès, éminemment politique, subversif jusque dans l’usage de la pornographie. À charge au spectateur de recoller les morceaux...
Placer mon histoire dans le bois de Boulogne me permet d’aller à la rencontre de personnages socialement disjoints et pourtant contigus. C’est comme rendre visible
des « forces » qui ne le sont pas, des présences qui pour « être » quelqu’un n’imitent personne. Il y a des craintes bien sûr, les personnages de
théâtre sont ainsi. Sur ces traces là, nous allons jusqu’au bout de ce que nous pouvons. J’ai toujours vécu par ici, près de ce bois. C’est logique de m’y retrouver comme poussé
vers une limite …
Eric Da Silva
Production : Cie Melkior Théâtre
Coproduction TNBA, DRAC Île-de-France, OARA, Collectif 12, Cie Emballage Théâtre, Agence Culturelle Départementale Dordogne Périgord