C’est la guerre, Simon, face à un recruteur de bonne volonté qui a des soucis de quotas, se retrouve désigné pour partir au front. Il décide de s’habiller en femme, de rester. Et Simon devient sa propre cousine, Josée, venue veiller sur la maison. Compagnon de café – et de pousse-café – des hommes en temps de paix, femmes en temps de guerre. Par son choix d’usurpation-dissimulation, elle/il questionne la lâcheté, l’honneur, le courage. Pourquoi partir en tuer plusieurs alors qu’en restant il peut en sauver deux ? Deux ? Oui , deux. Lui-même, et le soldat que les femmes, restées à l’arrière, lui trouvent comme correspondant de guerre. Pour cet homme, pour que l’attente d’une lettre le pousse à pouvoir survivre, Josée/Simon va finir par tomber « vraiment » amoureux(se). Elle/il va se rendre à la vérité de l’amour. Elle/il va capituler face à la vérité de l’amour. Quitte à ne plus savoir qui Elle/il est, quitte à perdre son identité, voire sa raison.
Coproduction Collectif Travaux Publics, Théâtre Varia
© Gilles Labarbe & Sofia Betz