Après Celle-là, la pièce précédente de l’auteur québécois, Cendres de cailloux continue de fouiller là où ça fait mal, à
travers une sensibilité d’écorché vif.
Danis, qui est également sculpteur, s’emploie par l’écriture poétique à « gratter jusqu’à la moelle » l’illusion d’une existence pacifiée, loin des dialogues banalisés par
les drames domestiques qui épuisent toute grandeur et ne proposent que des ersatz d’émotions. Avec les quatre personnages-coryphées de cette œuvre bouleversante, la scène est dès
lors sommée de reconquérir sa fonction radicale de dire, sans ménagement mais toujours en tension, les mystères infinis d’Eros et de Thanatos.