Rodrigo Garcia Prométhée
mise en scène de Serge Tranvouez


La compagnie Maski Théâtre | Les acteurs | L'équipe de création


Le Maski théâtre a été fondé en 1994 pour la création de Partage de midi de Paul Claudel, spectacle qui a obtenu le prix du syndicat de la critique (révélation de l’année) en 1995. Serge Tranvouez en est le directeur artistique ; il a établi, depuis, un réseau de fidélités avec des créateurs : Maciej Fiszer pour la scénographie, Michel Zürcher pour le son, Charlotte Beaufort et Pierre Stoeber pour la lumière, Philippe Le Gal pour la production et l’administration.

Précisions sur le travail avec les acteurs :

Il me paraît nécessaire de parler des projets d’ensemble de la compagnie.

En effet, depuis plus d’un an, j’ai constitué un groupe d’acteurs avec qui je travaille régulièrement en atelier.

Le principe est simple :

Suivant les disponibilités des membres du groupe nous fixons des périodes de travail plus ou moins longues : trois jours au minimum, quinze au maximum. Je demande à des partenaires compréhensifs de nous accueillir : Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis, Théâtre de la Cité Internationale, J.T.N, des compagnies amies…

Ces séances sont absolument gratuites (dans les deux sens) et ne tiennent que par l’engagement de chacun et la conviction d’être à un endroit essentiel où le temps est pris pour l’exploration et la recherche. Pour les acteurs, leur présence s’explique aussi par la confiance qu’ils ont dans le travail que je propose.

Le travail en lui-même peut prendre des formes diverses : lectures, trainings, travail de plateau (improvisations, texte, exploration de différents codes de jeu…).

Lors du dernier atelier, par exemple, qui s'est déroulé cet été (quinze jours en août) au Théâtre de la Cité Internationale, la recherche se développait autour de deux axes : un travail sur

"Le message tragique", à partir du Prométhée de Heiner Müller (adapté d’Eschyle), conjugué à un travail sur le clown à partir d’une pièce courte et didactique du même auteur.

Tout cela en prévision, bien sûr, de la prochaine création de la compagnie : Prométhée de Rodrigo Garcia.

Car évidemment, l’objectif de cet atelier est de créer une dynamique et des forces vives pour les projets de la compagnie. Le but est aussi de développer un langage théâtral commun entre les membres du groupe.

Initialement, il n’y avait pas de lien obligé entre le travail d’atelier et les projets de spectacles, mais après de nombreux mouvements, le groupe s’est stabilisé et j’ai décidé de réaliser toutes les prochaines créations avec lui.

Il est composé d’acteurs d’origines diverses (écoles nationales : T.N.S., Conservatoire, Ecole de Saint-Etienne, ou autodidactes), d’âges divers (de 23 à 49 ans) ; ce croisement des générations et des expériences est un atout fondamental ; certains ont déjà un long parcours commun avec moi (spectacles ou stages).

Le groupe n’est pas fermé sur lui-même, il peut s’enrichir de nouveaux venus (proposés par les acteurs déjà présents ou par moi), mais ceux-ci passeront d’abord par le travail d’atelier.

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Les membres actuels du groupe sont :

Paya Bruneau, Victor De Oliveira, Isabelle Cagnat, Jean-Paul Dubois, Fatima Soualhia-Manet, Serge Gaboriau, Sandra Rebocho, Fabrice Gaillard, Valérie Thomas, Raphaël Pigache,

Alice Varenne, Isabelle Vedie.

Quatre d’entre eux sont sur P’tite Souillure de Koffi Kwahulé, huit seront sur Prométhée de Rodrigo Garcia et tous sur le Prométhée de Müller.

Prométhée sera créé le 29 janvier 2001 au CDN de Normandie/Comédie de Caen.

Le Prométhée d'Heiner Müller doit être créé l’été 2001 (discussion en cours avec le Festival d’Avignon), et sera proposé en diptyque avec la pièce de Rodrigo Garcia.

Le projet P’tite Souillure a déjà fait l’objet d’un chantier de création d’un mois, à Culture Commune, dans le cadre de la manifestation "Afrique en créations", coordonnée par l'A.F.A.A., et sera repris au cours de la saison 2001-2002.


Présentation des acteurs de Prometéo de Rodrigo Garcia
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Isabelle Cagnat (29ans)
Après une formation au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris, a joué avec M. Madlenova et I. Dobtchev (La Cerisaie), Elisabeth Chailloux (Quai Ouest), Robert Cantarella (Hamlet), Guy-Pierre Couleau (Low) et Serge Tranvouez (Gauche Uppercut, P’tite Souillure)…

Fatima Soualhia-Manet (36ans)
A travaillé avec Camila Saraceni, Daniel Mesguich, Alain Milianti, Jean-Pierre Vincent, Fanny Mentré, Xavier Schaeffers, Edouardo Manet, Gilles Gleizes, Maurice Attias et Serge Tranvouez (Agar des cimetières)…

Valérie Thomas (32 ans)
A travaillé avec Sylvie Baillon à Amiens, Jacques Connort à Chartres et à Paris (Lucernaire, Studio de la Comédie Française), et plus récemment avec Yann Duffas (Psyché à L’Athénée)…

Victor De Oliveira (29 ans)
Formé à Lisbonne et au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris, a ensuite travaillé avec, entre autres, Michel Simonot, Ferran Audi, Brigitte Foray, Brigitte Jaques (Sertorius de Corneille), Philippe Boulay (Armor d’Elsa Solal) et Serge Tranvouez (Gauche Uppercut)…

Serge Gaboriau (42 ans)
Formé au conservatoire de Rouen, a été pendant un an l’assistant de Christian Schiaretti, puis longtemps dans les créations d’Alain Bézu comme assistant et acteur. A joué également avec Catherine Delattres, Catherine Dewitte et plus récemment avec Maurice Attias (Croisements et Divagations d’Eugène Durif)…

Sandra Rebocho (23 ans), Fabrice Gaillard (26 ans), Raphaël Pigache (23 ans)
Sont tous les trois issus de la dernière promotion de l’école de Saint-Etienne, qui vient de s’achever par un travail dirigé par Anatoli Vassiliev sur Les Trois Sœurs de Tchekhov ; Ils ont effectué deux stages, dans le cadre de l’école, avec Serge Tranvouez sur Gibiers du Temps de Didier-Georges Gabily et Le Songe d’une Nuit d’Eté de Shakespeare…


L'équipe de création
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Serge Tranvouez
Licencié de lettres modernes, diplômé de l’INSAS, il travaille d’abord comme acteur en Belgique (Théâtre National) et en Suisse (Comédie de Genève, Théâtre de Vidy-Lausanne, Théâtre de Carouge, avec notamment André Steiger), avant de fonder avec Didier-Georges Gabily le Groupe T’Chan’g !, où il joue dans Phèdres et Hippolytes Violences, Des cercueils de zinc, Enfonçures, sous la direction de ce dernier. Il est également assistant-stagiaire à la mise en scène auprès d’Antoine Vitez pour Le Mariage de Figaro.
En 1994, il fonde sa compagnie le Maski Théâtre, pour la création au théâtre de la Cité Internationale (Paris) de Partage de midi de Paul Claudel (spectacle qui a obtenu le prix du syndicat de la critique en 1995).
Il réalise ensuite plusieurs spectacles, L’Orestie d’Eschyle au Théâtre de Nanterre-Amandiers (1997), Gauche Uppercut de Joël Jouanneau (1998) et Agar-des-cimetières de Braim Hanaï (1999) au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis où il a été metteur en scène associé durant l’année 1998. Il co-signe également deux mises en scène avec Joël Jouanneau, Lève-toi et marche (Festival d’Avignon 95) avec les élèves du T.N.S. et Rimmel de Jacques Séréna à Théâtre Ouvert (1998).

Il continue à être acteur avec Joël Jouanneau (Par les villages de Peter Handke, créé au festival de La Cité à Lausanne en 1994), Yann-Joël Collin (Homme pour Homme de Brecht en 1996) et plus récemment avec Catherine Epars (Le Monologue d’Adramélech de Valère Novarina en 1998).
Il présente en septembre 2000, à Culture Commune-Scène Nationale, dans le cadre d’ "Afrique en Créations", P’tite Souillure de Koffi Kwahulé, chantier en préfiguration d’une création future de la pièce.
En janvier 2001, au Centre Dramatique National de Normandie/Comédie de Caen, puis en février au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis, il créera Prométhée de Rodrigo Garcia.
Enfin, il travaille régulièrement comme pédagogue dans des écoles nationales (T.N.B., T.N.S., Comédie de Saint-Etienne, CDN de Normandie, Comédie de Béthune …) et anime de nombreux ateliers.

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Maciej Fiszer
Diplômé en architecture navale en Angleterre, il pratique aujourd’hui le métier de scénographe à Paris après avoir obtenu une bourse d’étude à l’Académie des Beaux-Arts de Varsovie. On le sait, la machinerie théâtrale trouve son origine dans la construction navale du XVIIe siècle : d’une certaine façon, son premier métier fut un apprentissage original des arts de la scène et il s’y réfère toujours.
Ses principales réalisations scénographiques ont été :
Pour Serge Tranvouez : Partage de midi de Paul Claudel, Recouvrance (travail préparatoire à l’Orestie d’Eschyle) puis l’Orestie dont l’intégrale fut présentée au Théâtre de Nanterre-Amandiers.
Mais aussi : Oh ! les beaux jours de Samuel Beckett, Le Naufrage du Titanic de H.M.  Enzensberger et récemment Filons vers les Îles Marquises d'Eugène Durif, présenté à Paris, en janvier 2000, au Cabaret Sauvage. Il collabore également avec les chorégraphes E. Zuenelli, S. Kossoko.
Il réalise des installations : La Roue à Portrait, “Sculpture - Machine” présentée rue des Haies à Paris et de passage dans le cadre de la manifestation Clichy Art Contemporain, en septembre 2000.
Par ailleurs il répond à des commandes de défilés-spectacles, de scénographies d’expositions, dessine du mobilier, notamment pour le Centre Georges Pompidou et crée les affiches liées à ses réalisations.

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Michel Zürcher
Après des études classiques (latin-grec) à Lausanne, et un diplôme de l’Ecole Supérieure d’Art Visuel de Genève, se consacre au travail du son pour le théâtre.
A réalisé depuis 1989, une cinquantaine de créations en Suisse et en France.
Avec: A. Steiger, M. Paschoud, H. Loichemol, M. Voïta, J. Roman, M. Budde, P. Dubey, 
E. Muyrenbeeld,  G. Anex, R. Gabriadzé, S. Nordey, S. Tranvouez, J. Jouanneau, X. Marchand, N. Amado, L. Tondellier, V. Rossier, D. Eliet.
Dont : Espèces d'Espaces de Georges Pérec, mise en scène Evelyne Muyrenbeeld, Compagnie des Basors.Théâtre de l'Usine, GE. Prix Romand du théâtre indépendant 1993.
Partage de Midi, de Paul Claudel, mise en scène Serge Tranvouez, Paris - Châlon-Sur-Saône. Prix du Syndicat de la Critique 1995.
J'étais dans ma maison et j'attendais que la pluie vienne de Jean-Luc Lagarce, mise en scène Stanislas Nordey, Prix du Syndicat de la Critique, Théâtre Ouvert, Paris, 5 mars 1997.
Membre de l' Association Artefax, Sévelin 36, Lausanne.
"Le son au théâtre questionne. Parce qu'il n'est pas évidemment nécessaire. Parce qu'il est facilement impressionnant. Parce que c'est (relativement) nouveau. Parce que c'est en direct. Parce que des moyens techniques inaccessibles il y a peu sont utilisables sur scène, et surtout parce que le temps des répétitions permet d'approcher ces outils de façon plus intime et artisanale. Essayer d'éclaircir, peut-être pour soi seulement, les amours compromettantes qui enchaînent le message et le médium."

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