Reza Baraheni La Bibliothèque Censurée :
en enfer

mise en scène de Thierry Bedard

la Bibliothèque Censurée / le cycle de travail :



La Bibliothèque Censurée est une “revue parlée”, en soutien et en hommage au Parlement International des Écrivains.
C’est un programme d’écrits manifeste, d’essais, d’entretiens, de correspondances, de dialogues d’auteurs, et de textes de fiction, qui soumettent le monde “au risque du langage”.




Les spectacles

La Bibliothèque Censurée - 2000/01
La Bibliothèque Censurée (spectacle inaugural) est constituée d’un programme “sensible” lié à l’actualité et à la permanence d’une pensée artistique et politique. Un spectacle inaugural déambulatoire, composé de cinq “chapitres”: la conférence inaugurale d’Antonio Tabucchi ; la leçon de poétique de Joseph Brodsky ; l’aveu de Péter Nàdas ; les conseil d’ Igor Pomerantsev ; l’éloge final de Giorgio Manganelli.

Création : Bonlieu / Annecy – octobre 2000
Production : Bonlieu / Annecy, notoire / Paris, avec le soutien de la Région Centre / les Chemins de la Démocratie, du Conseil Régional Rhône-Alpes / Réseau de Villes Centres, et l’aide du studio du ccam de Vandoeuvre-les-Nancy et du cdn d’Orléans


Cours de narratologie à l’usage des juges et des censeurs - 2002
Ce Cours de narratologie s’inscrit dans les programmes de la Bibliothèque Censurée comme franc divertissement. Sur un thème d’actualité – la censure – propice aux lieux communs et aux idées reçues, Christian Salmon (directeur exécutif du Parlement International des Écrivains) a composé un dialogue drôle et érudit, plein d’émotion, entre un Bouvard libéral et un Pécuchet légaliste… Sous une analyse précise des mécanismes de la censure et de l’interdit, qui s’appuie, entre autre, sur les déboires de Flaubert, se cache une critique “ sociétaire ” virulente.

Création : cdn / Orléans – mars 2002
Production : Théâtre Dijon Bourgogne, cdn / Orléans, notoire / Paris, Le Cargo / Grenoble, La Rampe / Échirolles


La Bibliothèque Censurée : en enfer - 2003
Construite autour Des saisons en enfer du jeune Ayyâz, de l’écrivain iranien exilé Reza Baraheni, La Bibliothèque Censurée : en enfer invite le spectateur sur une “ scène de transit ”, liée aux images de camps de réfugiés. Un labyrinthe de couvertures désordonne les grands plateaux des théâtres où acteurs, danseurs et musiciens donnent chair à ce livre brûlant, terrible, dérangeant jusqu'à la nausée.

Création : Bonlieu / Annecy – janvier 2003 et La Filature / Mulhouse – mars 2003
Production : La Filature / Mulhouse, Bonlieu / Annecy, Le Cargo / Grenoble, cdn / Orléans, La Ferme du Buisson / Marne la Vallée, notoire / Paris




Les spectacles d’intervention : les Conversations

Les “ Conversations ” traitent, d’une manière ludique, des controverses entre l’Art et le Politique. Formes légères de 45 minutes servies par un ou deux comédiens, les “Conversations” permettent rencontres et débats dans les bibliothèques publiques, librairies, universités, groupes relais (associations, syndicats), etc.

Conférence à la mémoire d’Herbert Read / Salman Rushdie - 00/01
Ce texte de Rushdie, chargé de pensées magnifiques et d’humour... pose quelques questions simples sur le rapport entre la Littérature et le Politique. Des questions et... réponses pleines d’un engagement “humaniste” pour dire avec simplicité le combat pour la démocratie.

Création : Théâtre des Treize Vents / Montpellier – juin 2000
Production : notoire / Paris


Le pouvoir de la fiction / Mario Vargas Llosa - 00/01
Les hommes ne vivent pas seulement de vérités : ils ont aussi besoin de mensonges : ceux qu’ils inventent librement et non pas ceux qu’on leur impose : ceux qui se présentent pour ce qu’ils sont et non pas ceux qu’on leur propose en contrebande revêtus des attributs de l’histoire. La fiction enrichit leur existence, la complète et, provisoirement, leur fournit une compensation à cette tragique condition qui est la leur : celle de rêver d’avoir toujours plus que ce qu’ils peuvent réellement atteindre...

Création : La Comédie / Valence – octobre 2000
Production : La Comédie / Valence


Conférence en hommage à l’autre Voix / Octavio Paz - 00/01
Un des plus grand poète de l’Amérique latine, théoricien hors pair du “littéraire”, explique avec acharnement et ironie les fonctions de la poésie dans les sociétés contemporaines.

Création : Bonlieu / Annecy – octobre 2000
Production : Bonlieu / Annecy


Le devoir d’accepter / Arthur Koestler - 00/01
Un “débat” chargé d’humour noir : “De l’influence des fenêtres ouvertes ou fermées sur l’imaginaire des auteurs”, ouvertes ou entrouvertes de façon à cacher les spectacles les plus désagréables... Un texte oublié d’une effroyable lucidité sur l’état de notre société.

Création : Bonlieu / Annecy – octobre 2000
Production : Bonlieu / Annecy


Le rire manifeste / Jean-Paul Curnier 02
Irrespectueux et nécessaire, cruel et salutaire, tel est le genre de comique où se reconnaissent les démocraties d'aujourd'hui. Il y aurait même dans ce comique-là, certains ne se privent pas de l'affirmer, l'antidote aux totalitarismes qui nous guettent, aux dérives autoritaires, aux manipulations de l'opinion, aux mensonges des pouvoirs. Bref, cette phase d'expansion massive et triomphante du rire contemporain accompagnerait le triomphe confirmé de la liberté de penser, de savoir, de parler, d'informer et de ne plus s'inféoder...

Création : La Filature / Mulhouse – janvier 2002
Production : La Filature / Mulhouse




Les spectacles d’intervention : les Éloges de l’analphabétisme

Les Éloges de l’analphabétisme sont de (fausses) rencontres pédagogiques, (fausses) conférences, (fausses) expositions organisées en complicité avec les enseignants.

Rencontre avec Howard Marshall autour du texte d’Hans Magnus Enzensberger : Éloge de l’analphabétisme - 00/01/02
Une (fausse) rencontre pédagogique (destinée aux classes de terminale et aux universités) basée sur l’essai de Hans Magnus Enzensberger, Éloge de l’analphabétisme, présentée par le traducteur anglais d’Enzensberger, accompagné d’une jeune universitaire discrète, peu habituée aux rencontres publiques. Avec humour, Howard Marshall nous propose une critique “sociétaire” de nos démocraties d’une manière tout à fait anachronique : il rend hommage au tiers de la population mondiale analphabète...

Création : Halle aux Grains / Blois – juin 2000
Production : Région Centre / Les Chemins de la Démocratie


Conférence sur l’analphabétisme dans le monde - 01/02
Une (fausse) conférence (destinée aux classes de 3ème des Collèges et aux Lycées professionnels) animée par un sociologue et une linguiste qui tentent d'informer sur ce problème souvent oublié : un milliard d'hommes et de femmes sont analphabètes dans le monde. Et si le monde ne peut tolérer cet état de fait, il semble que les moyens mis en œuvre pour combattre ce problème manquent d'efficacité... Et puis, l'idée même d'alphabétiser les peuples, d'une manière forcenée, n'est peut-être pas uniquement motivée par la générosité de nos sociétés… Et puis, enseigner le français en pays "mooré", c'est assez compliqué…

Création : La Comédie / Valence – septembre 2001
Production : Bonlieu / Annecy


Exposition sur l’analphabétisme dans le monde - 01/02/03
Une (fausse) exposition (destinée aux classes de 3ème des Collèges et de Lycées professionnels et présentée dans un semi-remorque dépliable) commentée - avec force indices, %, chiffres suspects, mais, effort de synthèse non dénué de paradoxe - qui rappelle que plus d'un milliard d'hommes et de femmes sont analphabètes dans le monde. Un monde, que nos sociétés alphabêtes (?) observent avec curiosité, et une certaine "humanité", sans négliger pour autant d'exploiter des peuples entiers.

Création : Ferme du Buisson / Marne la Vallée – octobre 2001
Production : Bonlieu / Annecy




Les spectacles jeune public

Une manière de raconter la Bibliothèque Censurée aux enfants…


La “Presse” de la Bibliothèque Censurée
- 00/01
Ce spectacle est un apologue crasse - jouer un sale tour -, en hommage amusé à Bohrumil Hrabal, un des plus grands écrivains tchèques, victime pendant quelques années des mécanismes à casser les “esprits”. C’est une fable politique “où l’absurde le dispute à la drôlerie”, et où le spectaculaire (une sorte de manège forain fait de bruit et de fureur) est juste au service des libertés à penser, à rêver...
On vient visiter la “Presse” : Est-ce une machine offset ? Une presse à broyer les livres, à broyer les têtes ? Est-ce une exposition sur “la presse censurée” ? Etc...
Le spectacle, destiné aux 8 / 11 ans, est présenté dans L’Atelier mobile de notoire : un énorme semi-remorque dépliable se transformant en “atelier” de 80 m2.

Création : La Halle aux Grains / Blois – novembre 2000
Production : Région Centre / Les chemins de la démocratie




le Parlement International des Écrivains

Les écrivains sont les citoyens de plusieurs pays : le pays limité et bordé de frontières de la réalité, le royaume infini de l’imagination, la terre à moitié perdue de la mémoire, les fédérations du coeur à la fois brûlantes et glacées, les états unis de l’esprit (calmes et turbulents, larges et étroits, réglés et détraqués), les nations célestes et infernales du désir, et -peut-être la plus importante de toutes nos demeures- la république sans entrave de la langue. Ce sont ces pays que notre Parlement des écrivains peut, sincèrement et avec autant d’humilité que de fierté, prétende représenter. (...) L’art de la littérature exige, comme condition essentielle, que l’écrivain soit libre de circuler entre ses nombreux pays comme il l’entend, sans passeport ni visa, faisant ce qu’il veut d’eux et de lui-même. Nous sommes des mineurs et des orfèvres, des hommes sincères et des menteurs, des bouffons et des chefs, des métis et des bâtards, des parents et des amants, des architectes et des démolisseurs. L’esprit créateur, par nature, n’a ni limites ni frontières, rejette l’autorité des censeurs et des tabous. (...) Aujourd’hui, de part le monde, la littérature continue de s’opposer à la tyrannie - pas de manière polémique, mais en déniant son autorité, en allant son propre chemin, en déclarant son indépendance. Le meilleur de la littérature restera; mais nous ne pouvons pas attendre du futur qu’il la délivre des chaînes de la censure.(...) Notre Parlement des écrivains existe pour se battre en faveur des écrivains opprimés et contre tous ceux qui les persécutent, eux et leurs oeuvres, et pour renouveler sans cesse la déclaration d’indépendance sans laquelle l’écriture est impossible; et pas seulement l’écriture, mais le rêve; et pas seulement le rêve, mais la pensée, et pas seulement la pensée, mais la liberté elle-même.

Salman Rushdie - Une déclaration d’indépendance.

Fondé en juin 1994 par plus de 300 écrivains du monde entier, le Parlement International des Écrivains est une structure capable d’organiser une solidarité artistique concrète avec les écrivains persécutés, menacés dans leur travail et leur existence, sous la forme d’un réseau de Villes Refuges. Le réseau compte à ce jour une quarantaine de villes accueillant en résidence autant d’écrivains, en Europe, Amérique du Nord et du Sud, prochainement en Afrique.

Le Parlement International des Écrivains : président : Russell Banks ; présidents d'honneur : Adonis (vice président 1994-1997), Jacques Derrida (vice président 1994-1997), Édouard Glissant (vice président 1994-2001), Salman Rushdie (président 1994-1997), Wole Soyinka (président 1997-2001) ; directeur exécutif: Christian Salmon.
Conseil exécutif : Svetlana Alexievitch (Biélorussie), Salim Barakat (Syrie), Bei Dao (Chine), Carmen Boullosa (Mexique), Breyten Breytenbach (Afrique du Sud), Stanko Cerovic (Montenegro), Syl Cheney-Coker (Sierra Leone), Hélène Cixous (France), Vincenzo Consolo (Italie), Jayne Cortez (USA), Mahmoud Darwich (Palestine), Assia Djebar (Algerie), Margaret Drabble (Royaume Uni), Er Tai Gao (Chine), Nuruddin Farah (Somalie), Giovanni Giudici (Italie), Juan Goytisolo (Espagne), Nedim Gürsel (Turquie), Lars Gustafsson (Suède), Michael Holroyd (Royaume Uni), Sonallah Ibrahim (Égypte), Elfriede Jelinek (Autriche), Ryszard Kapuscinski (Pologne), Yachar Kemal (Turquie), Claudio Magris (Italie), Javier Marías (Espagne), Carlos Monsivaís (Mexique), Toni Morrison (USA), Alvaro Mutis (Mexique), Michael Ondaatje (Canada), Marie NDiaye (France), Sergio Pitol (Mexique), Rodrigo Rey Rosa (Guatemala), Fernando Savater (Espagne), Bashkim Shehu (Albanie), Charles Simic (USA), Antonio Tabucchi (Italie), Mehmed Uzun (Turquie), Adriaan Van Dis (Pays Bas), Enrique Vila-Matas (Espagne), Juan Villoro (Mexique), Kurt Vonnegut (USA).

Le Parlement International des Écrivains est aussi un lieu de réflexions et d’échanges sur les nouvelles formes de résistance et d’engagement. Il engage notamment des enquêtes et des recherches sur les formes nouvelles de censure.

Le Parlement International des Écrivains publie la revue internationale Autodafé, éditée simultanément en huit langues (premier numéro : octobre 2000), et le site internet : www.autodafe.org.






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