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Propos de l'auteur

L’idée de départ était de créer une petite forme de théâtre à 3 comédiens, le père, le fils et la fille.

Les déplacés est un long poème qui peut se fragmenter en plusieurs parties. C’est la rencontre entre la mémoire et le présent. C’est un parcours d’écriture, initié en 1999 par la Fondation de France dans le cadre de son programme Les Nouveaux commanditaires, où je suis allé à la rencontre de jeune de Terrasson, tous issus de l’immigration.

Je vais travailler en plusieurs tableaux, le fils sera plusieurs fils, la fille sera plusieurs filles comme des jeux de rôles, comme un grand kaléidoscope. Il y aura outre le poème, d’autres histoires comme “les petits poissons” et d’autres monologues qui viendront étoffer le poème comme de petites fenêtres en autant de petites histoires.

Le décor ne sera pas de style réaliste mais plutôt symbolique dans des ambiances très différentes suggérant tel ou tel univers. Travailler plutôt dans une esthétique que dans la laideur ordinaire. Les costumes seront évolutifs pour montrer que chacun, à l’intérieur de cette histoire, est unique et qu’il n’y a pas qu’une seule pensée mais des milliers de pensées différentes. Il ne faut pas tirer des règles : on ne peut pas dire les cités sont comme ça, les beurs sont comme ça etc…

Être Arabe ne veut pas dire forcément Musulman et Musulman ne veut pas dire Islamiste. Un Marocain n’est pas forcément Arabe, mais Chleu, Gnawa, Berbère. Le voile n’est pas le foulard etc, etc … Et je m’arrêterai là car la liste est longue.

Alors qu’aujourd’hui, au travers des médias et dans le jeu politique, tout travaille à brouiller les cartes, que nous confondons tout et que les termes s’embrouillent, ce petit texte est là pour tenter de redonner vie à un passé, une mémoire, au souffle poétique.

Un arbre à qui l’on a coupé les racines ne peut pas donner de fruits.

Xavier Durringer, janvier 2005

 
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