En confiant les rôles des deux vieillards à deux acteurs magnifiques mais bien plus jeunes que leurs personnages, Luc Bondy introduit une distance poétique supplémentaire. Le
spectacle fait revivre avec une simplicité bouleversante ce mécanisme de prolifération obsessionnelle cher au théâtre de Ionesco. Submergés par ce flot de chaises vides, les
personnages sont emportés dans un drame caustique et surréaliste qui symbolise l’inaccomplissement de l’homme face à son impossibilité de communiquer.
Plaquette saison 2010/11- Les Célestins