Quel bonheur pour un metteur en scène de pouvoir donner vie à un texte de Denise Bonal ! À travers son langage si particulier, inventif, rythmé et plein de couleurs, elle
développe un art du dialogue d’une musicalité rare, où les silences ont leur mot à dire !
Comme le dit si bien Daniel Besnehard, son confrère et ami : « Denise fait un théâtre généreux et accessible à celui qui accepte que le bonheur soit fragile,
contradictoire, malaisé, et pourtant indispensable ».
Denise Bonal “travaille avec l’humain“, les relations homme/femme, parents/enfants sont le tissu de son écriture si sensible.
De dimanche en dimanche fait partie de ce champ dramatique-là, mais il tire néanmoins son originalité de ce qui est inédit chez cet auteure : l’énigme
policière.
Soit un couple et deux enfants : l’un des deux est absent : comment le récupérer, où est-il, qui est-il et même existe-il ?
Ce pourrait être un polar nordique, où les mots de Denise Bonal sont à la fois comédie et tragédie, et où les regards, les silences, sont peut-être la clé de l’énigme. Une autre
de ses particularités est qu’elle est également comédienne. Cela se sent dans la structure des répliques et la mise en bouche de celles-ci.
Une auteure-comédienne, quoi de mieux pour ceux qui joueront ce texte ? Et quel bonheur pour un spectateur d’entendre les mots de Denise Bonal !
Louis Bonnet