À jardin, un mur de caisses. Une centaine de petites caisses en plastique gris, pleines de… De quoi ? Des bouts, des traces, des choses utiles ou futiles qui se révèleront
peu à peu.
À cour, une longue caisse en sapin brut : cercueil ? Phare ? Cabine ? Scanner ? Trésor ? Un peu tout à la fois. Et dans cette caisse :
d’autres caisses en bois, une table, des chaises…
Comme des poupées russes, ces objets se dévident, se démultiplient, changent d’aspect et de sens – et finissent par raconter l’histoire…
Car elle est là, l’histoire : dans cet espace qui prend corps, dans ces objets qui prennent vie et agissent sur ce personnage qui croit les manipuler. Comme si c’était eux
qui décidaient, eux qui donnaient la vie ou la mort.
Une histoire alors un peu aléatoire et poétique : des rencontres ? Un enterrement ? La famille ? La maladie ? La nostalgie ? Une vie étrange qui se
tisse au fil des objets : l’histoire de l’être humain, en somme.