Un Pied dans le crime

de Eugène Labiche

Écrit en 1866 - français

Présentation

M. Gaudiband et M. de Blancafort habitent des maisons voisines à Antony, près de Paris. Après avoir eu des relations très amicales pendant de longues années, les deux hommes se sont brouillés.
C'est à ce moment-là qu'arrivent, comme prévu, M. et Mme Gatinais, ainsi que leur fille Julie, qui doivent passer quelques jours chez Gaudiband. C’est le moment que choisit Blancafort pour provoquer Gaudiband en duel. Gatinais va chez Blancafort pour tenter de régler le conflit ; Blancafort renonce à toute idée de duel. De son côté, Gatinais s’engage à rendre plus décentes les statues du jardin de Gaudiband et à se débarrasser du chat. Pour ce faire, Gatinais s’empare discrètement du fusil de chasse de son hôte qu’il bourre à l’aide d’un morceau de journal froissé et d’une noisette. La nuit venue, il suit l’animal, ajuste son tir et presse la détente. Il entend alors le chat s’écrier : « Ah ! sapristi ». En fait de chat, il a blessé – légèrement – un tailleur nommé Geindard.
Edgard Vermillon, le filleul et fils naturel de Gaudiband qui doit bientôt épouser Julie Gatinais, apprend qu’un homme vient d’être victime d’une tentative de meurtre. Avocat et passionné d’affaires policières, il décide d’enquêter lui-même à titre officieux.
Quelques temps plus tard, Gatinais, rentré à Paris, apprend qu’il est nommé juré, ce dont il se montre particulièrement fier. Mais les ennuis ne font que commencer : Poteu, le valet de Gaudiband, a vu Gatinais tirer sur Geindard et en profite pour négocier contre son silence une place de cocher que Gatinais n’a pas les moyens de lui offrir. Gatinais se rend compte que son ami Gaudiband va être condamné à sa place et organise sa fuite en Angleterre, projet romanesque conçu par Mme Gatinais usant de son charme. L’épopée n’aura pas lieu et se terminera dans une armoire dans laquelle Gatinais pousse Gaudiband lorsqu’arrive Edgard à l’improviste.
Bientôt, la bande du journal est identifiée, mais elle entraîne l’inculpation de Blancafort (son journal avait été livré par erreur chez Gaudiband).
À cette nouvelle, Gatinais est atterré : l’homme qui lui a sauvé la vie sera condamné à sa place et l’ironie du sort veut qu’il soit juré à son procès. Il tente maladroitement et en vain de le faire évader. Il est presque décidé à se dénoncer. Mais l’accusé sera acquitté grâce à l’adresse de son avocat.