Pornographie

Pornographie

de Simon Stephens

Texte original : Pornography traduit par Séverine Magois

Écrit en 2009 - français

Présentation

Londres, 7 juillet 2005 : 4 attentats, 56 morts. Les terroristes, nés en Angleterre, y menaient des vies apparemment conformes : effroi et incompréhension à l’origine de Pornographie. Le terrorisme n’est pas le sujet de la pièce, mais le cadre posé pour sept tableaux qui, à travers différents personnages, développent chaque fois l’histoire d’une transgression, bénigne ou non, mais toujours secrète, cachée : espionnage industriel, agression physique, voyeurisme, inceste, préparation d’un attentat dans le métro. Stephens suit ses personnages à distance, leurs transgressions et dissimulations : tentatives de recoller à une réalité qui échappe dans une ville-monde ivre de fluidité, réseau infini d’interconnexions dont les transports en commun forment la métaphore. En même temps que les habitants semblent partager simultanément toutes les scansions de la ville (un concert à Hyde Park, la désignation de Londres comme ville organisatrice des Jeux Olympiques de 2012), ils s’y dérobent par leurs gestes interdits. Car transgresser est ici refuser la tyrannie de la transparence, reconquérir un espace intime. Mais ce faisant, les personnages la légitiment : l’ennemi n’est plus extérieur, il est au-dedans, l’ennemi, c’est l’intime.

Nombre de personnages

  • 3 homme(s)
  • 5 femme(s)
  • Aide(s) et soutien(s)

    2010

    Aide à la création

    (spécificités non enregistrées)

    ARTCENA

    Sélection(s)

    2010

    Comité de lecture

    Bureau des lecteurs

    Comédie-Française