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Écrit en 2004 - français

Présentation

Dans un sac en cuir rouge, un déodorant à la vanille, de l’assouplissant fleurs des îles, un tube de Zocprac, un dictaphone Olympus, des cacahuètes. Qui ?
Marie est arrivée il y a quelques mois. Sa famille est gentille. Elle est célibataire mais a eu plusieurs aventures. Un Jean, un Antoine, un Philippe... « dans quel état m’avez-vous mise ? ».
Elle se dit lauréate d’un grand concours de danse, elle chante aussi très bien, elle ira attendre Frank Sinatra toute une nuit à l’aéroport.
Elle rentre chez elle, trouve du travail comme démarcheuse en assurance, puis encore démarcheuse en porte-à-porte pour des livres, puis revient et dit : « Il y a des choses que je suis seule à voir et aussi des choses que je suis seule à ne pas voir. »
Elle dit avoir 29 ans, être danseuse étoile aux Ballets de Budapest, jure qu’on l’attend là-bas.
Elle se dit poursuivie par des minuscules organismes ressemblant à des crabes ou à des araignées chargés d’accomplir quelque travail dévastateur. « Elle répète son malheur, son plaisir, non seulement en le rejouant, mais encore en reconvoquant toujours sa survenue. » Qui ? Articuler un spectacle autour de la folie signifie donc avant tout s’attacher à une pensée faite de promenades et de voyages à travers des constructions mentales hallucinantes, de détours et d’allers et retours entre plusieurs (ir)réalités. En utilisant chaque signe comme une pièce à conviction on tente de comprendre ce qui se passe quand une personne est à la dérive. Car si les malades se sont détournés de la réalité, ils en savent plus long que nous sur la réalité intérieure et peuvent nous révéler certaines choses qui, sans eux seraient restées impénétrables.

Nombre de personnages

  • 1 femme(s)
  • 1 tromboniste et des danseurs
  • Complément d'information

    Co-écrit avec Takehiro Irokawa et Daniel-Paul Schreber