Léonore, toujours

Léonore, toujours

de Christine Angot

Écrit en 1997 - français

Présentation

" J'ai donné la vie. Ça m'a tuée, j'en avais une seule. Je n'écris plus. Depuis aujourd'hui. Ça, ça ne s'appelle pas écrire, ça s'appelle marquer. Je marquerai chaque jour quelque chose sur elle, au moins une ligne. Il n'y a qu'elle. Que ça. Que ça. Qui m'a tuée. " \n" Évidemment tout est vrai. Intime. J'ai décidé de publier mais ça reste vrai. Quand dans ces pages je confie un baiser comme place Garibaldi ou, radicalement différent, mes problèmes pour chier, surtout expulser, Auschwitz l'accouchement, mon vagin avec le nerf dans la couture et le sexe de Léonore, c'est comme dans l'amour quand on parle avec des mots vaches et les caresses de seins ou d'autres. Hors du lit, comme hors du livre. Fermé on n'en parle plus. Entre vous et moi c'est fait pour être lu. Le premier qui me dit " alors ce baiser place Garibaldi? ", je le tue. "

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