Le Prix Martin

de Eugène Labiche

Écrit en 1875 - français

Présentation

Ferdinand Martin et Agénor Montgommier jouent au bésigue, paisiblement, comme à leur habitude : « nous tuons agréablement trois heures par jour, l’un dans l’autre ». Ils s’entendent à merveille malgré leurs différences : Martin n’aime pas son nom, et admire celui d’Agénor (« en déplaçant une lettre ça fait Montgommeri ! grande maison !... ») ; Martin, au fond, s’ennuie un peu dans sa vie bourgeoise, alors qu’Agénor jouit du prestige de l’uniforme. Et bien entendu, parmi leurs différences, il y a un hic : l’un des amis est marié, l’autre non. Et le second, non sans un reste de mauvaise conscience, trompe le premier. Ou plutôt il l’a trompé. Car à vrai dire, Agénor se débarrasserait volontiers de Madame Martin, qui est une maîtresse un peu trop enthousiaste à son goût et qui commence à le fatiguer.