La Casa de la fuerza (La Maison de la force)

de Angélica Liddell

Écrit en 2009 - espagnol

Présentation

La Casa de la Fuerza es la casa de la soledad. Ese lugar donde se compensa el agotamiento espiritual con el agotamiento físico. Es el sitio donde no somos amados, y hacemos ejercicios de no-sentimientos para compensar el exceso de sentimientos. Es el sitio de la humillación y de la frustración. ¿Por qué nos cargaste de dolor si no nos diste fuerzas para soportarlo?, dice Job. Six femmes (trois d'abord, puis trois autres) habitent la scène pour dire la difficulté d'être femme quand la relation à l'autre devient rapport de force, humiliation quotidienne, cruauté. Les trois femmes - ou les trois sœurs - rêvent de partir pour le Mexique. Mais là-bas, la violence est horreur à grande échelle. On y a même adopté un mot pour désigner les meurtres de femmes qui, depuis le début des années 90, se comptent par centaines dans la ville de Ciudad Juárez, dans l'État du Chihuahua, à la frontière avec les États-Unis : le « féminicide ». Alors quand elles boivent, fument, chantent et dansent, on devine la souffrance intérieure qui est la leur. Les mariachis s'éclipsent au profit d'un violoncelliste entonnant le Cum dederit de Vivaldi. La danse laisse place à d'autres pratiques physiques qui épuisent le corps, le convulsent, le marquent, le saignent, au propre et au figuré. Ces femmes se racontent, elles livrent sans masque leurs propres histoires. Et les confessions intimes alternent avec les hurlements de douleur ou de colère.

Nombre de personnages

  • 2 homme(s)
  • 6 femme(s)