La Mélancolie des Dragons

de Philippe Quesne

Écrit en 2007 - français

Présentation

Pratiquant la dissection de son titre lui-même,triple anatomie du langage, de l’image et du mythe, véritable écorché du sens, ce spectacle se construit en se faisant. On y voit donc de la mélancolie, ce qui est le propre des héros forgés par Philippe Quesne : ceux-ci s’interrogent sur les textes, les images, les traités, les humeurs de la bile noire et du désenchantement, traînant leur grande carcasse ou leur petit ventre rond dans un monde qu’ils ne comprennent pas, même s’ils en maîtrisent en général les technologies. Mais ce sont des techniques décalées, qui ne servent littéralement à rien. On y voit aussi des dragons, ces créatures fantastiques et monstrueuses qui accompagnent l’homme dans toutes ses aventures, depuis la préhistoire jusqu’au manga contemporain. Où se cachent les monstres ? Sur le plateau, voici tout un jeu de possibles, composés avec le corps de l’acteur, son déguisement, ses angoisses. On y voit enfin ce qui relie la mélancolie et les dragons : la création elle-même, puisque le créateur, depuis Dürer, est forcément mélancolique, et que le dragon est indéniablement le produit dénaturé qui sort de son esprit. Le tout est en mouvement : ces créatures circulent en mobile home, tiré par une petite voiture, d’un platane du cloître des Célestins à l’autre.

Nombre de personnages

  • 6 homme(s)
  • 2 femme(s)
  • Aide(s) et soutien(s)

    2008

    Aide à la création

    (spécificités non enregistrées)

    ARTCENA

    Autorisation de représentation

    Toute représentation publique est strictement interdite sans autorisation.