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Déshabillages

de Jean-Michel Rabeux

Présentation

Déshabillages, c'est une revue de cabaret tout en outrance et tout en interdits. Ce sont des ladies, dont un marin-roi-travesti et une queen qui confond l'amour et la mort. Mais aussi des numéros, des danses, du cor, de l'accordéon, des plumes, des nus et du sang... Dans le public, raillé et malmené, des rires, francs, bon enfant, jaunes et gênés souvent. D'emblée le spectateur est menacé de mort. Faute d'une mort impossible en raison des conventions théâtrales, les personnages suggèrent de le tuer de dégoût. Pourtant l'on rit.Ici, le théâtre se joue, se voit jouer, se joue lui-même. On est en plein mélange des genres, et la pièce puise un peu dans la farce, le grotesque, l'opéra-bouffe, l'ubuesque et le tragi-comique. Et peut-être surtout dans le tragique tout court.La pièce est un hymne au théâtre dans le théâtre et la mise en abîme est constante. Les personnages commentent leur statut de personnages, notamment lorsqu'ils ressuscitent sur les planches chaque soir, montrent les codes, parodient les grandes répliques, les grandes mises en scène, s'adressent au public pour se moquer du spectateur-type qui sommeille en chacun de nous. On se situe de manière claire dans le spectaculaire et dans le dérisoire. Avec des jeux de mots grossiers et la gravité grinçante du personnage de lady-lady qui joue le rôle du chœur, avec la montée dramatique de rigueur, avec le dionysiaque et le cruel, le ton vacille sans cesse. Le guillotiné, l'amputée, le crucifié, les "putes" ou l'extatique amusent cyniquement. Tout va en s'aggravant. L'excès dérange de plus en plus. La pièce va loin et plus les comédiens en font, plus ils poussent le spectateur dans ses retranchements. Il devient même parfois un peu difficile de rester de marbre face à une jouissance schizophrène.Si le spectacle dénude les personnages, il dévoile aussi les rouages du théâtre et met surtout à nu l'être humain face à lui, assis et qui applaudit à la fin du spectacle effrayant de sa propre nature.

Nombre de personnages

  • 1 homme(s)
  • 5 femme(s)
  • Aide(s) et soutien(s)

    2002

    Aide à la création

    (spécificités non enregistrées)

    Artcena